MO MODIFICATIONS DU HHYTHME RESPIRATOIRE
Maintenant, j'ai placé sur le chemin de l'air un robinet dont l'orifice déjà peu considérable a notablement modifié le tracé (tracé n° 2). Lorsqu'un certain nombre de respirations ont été enregistrées, je ferme le robinet (en — ) de manière à diminuer environ de moitié son calibre ; l'animal est alors en proie à une gêne qui devient rapidement de la dyspnée; cependant il ne s'agite pas dans ses liens. Or, il y a bien, au début, un ralentissement respiratoire, mais il fait place bientôt, les signes de dyspnée augmentant, à une légère accélération; l'amplitude, loin d'augmenter, a un peu diminué. Rouvrant alors le robinet (en j ), l'amplitude revient à son degré primitif, et l'accélération est notable.
Après un repos d'un quart d'heure, je replace le robinet. Le type respiratoire est à peu près ce que nous l'avons laissé (fig. 98, tracé n° 3) ; je tourne le robinet des deux tiers de sa course (en — ). L'animal est aussitôt pris de dyspnée intense : il étouffe et s'agite, la respiration se ralentit et devient beaucoup moins ample ; puis il se calme, et la respiration devient très-régulière, plus ample d'abord. Immédiatement après la réouverture du robinet (en | ), reparaît le tracé avec sa physionomie primitive.
On voit que ces trois derniers tracés ne répondent pas complètement à la formule de Marey; il y a bien eu ralentissement, mais l'amplitude des respirations non-seulement n'a pas augmenté, mais elle a d'autant plus diminué que le rétrécissement est allé plus loin, que la gêne respiratoire a été plus intense.
Chez le même animal, avec un certain degré de rétrécissement obtenu en intercalant un tube étroit sur le trajet de l'air, j'ai recueilli un tracé intéressant qui indique des périodes régulières dans les altérations du rhylhme respiratoire. Le rétrécissement était assez fort pour donner de la