‹ Leçons sur la physiologie comparée de la respiration [electronic resource]Chapitre 227 sur 289 · INFLUENCE SUR LE RMYTHME RESPIRATOIRE · texte numérisé non relu

INFLUENCE SUR LE RMYTHME RESPIRATOIRE

est l'arrêt de cet organe, on constate encore quelques mouvements respiratoires énergiques, dont le dernier, quelquefois plus fort que les précédents mêmes, mérite le nom de dernier soupir. C'est ce que nous avons remarqué dans la mort par la digitaline, par le chloroforme et la strychnine employés à haute dose, enfin par l'acide phénique : j'ai même pu vous présenter quelques tracés reproduisant ces phénomènes d'une manière frappante.

Notez que le fait d'avoir ou de ne pas avoir un dernier soupir ne dépend pas précisément, pour nous en tenir aux données de nos expériences, de la substance toxique employée, mais du mécanisme prochain de la mort. Ainsi, la strychnine, à haute dose, chez un animal adulte, tue presque instantanément avec un dernier soupir ; chez un nouveau-né, au contraire, elle agit lentement et progressivement, t et les mouvements respiratoires diminuent graduellement, comme les autres actes de la vie. Mêmes remarques pour le chloroforme, donné à dose foudroyante ou à dose plus modérée, chez un animal adulte.

Une étude approfondie de ces faits, poursuivie par la double voie de l'observation au lit des mourants et de l'expérimentation physiologique, fournirait sans nul doute des faits intéressants pour la physiologie, faits dont certaines branches de la médecine, comme la médecine légale, pourraient tirer parti. Mais je dois me borner à celte indication.

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