RÉSISTANCE VITALE DE LEUKS TISSUS
été reproduite par J. P. Kay (1), et acceptée même par P. Bérard, donnent la raison de cette inattention singulière. 11 fallait cependant que ces idées fausses prédominassent singulièrement dans les esprits, pour que l'on continuât à expliquer, par une disposition particulière de l'appareil circulatoire, une différence qui persiste alors même que cet appareil est enlevé.
Pour nous, c'est dans la résistance vitale inégale des divers tissus ou éléments anatomiques que nous trouvons l'explication de la différence qui existe entre les animaux adultes et les nouveau-nés. Un nerf, un muscle, séparés du corps, se conduisent différemment, quant à la persistance de leurs manifestations physiologiques suivant qu'ils appartiennent à l'un ou à l'autre de ces êtres. Ce fait explique suffisamment que celte persistance soit inégale encore lorsque l'organisme vivant tout entier est soumis à-des causes de mort.
Je dis à dessein « des causes » ; nous avons vu, en effet, que celte résistance remarquable des nouveau-nés n'a pas lieu seulemenl en présence de l'asphyxie, mais encore de diverses substances toxiques. Telle est, il vous en souvient, la strychnine à laquelle le nouveau-né ne succombe que sous l'influence d'une dose décuple (eu égard à son poids) de celle qui peut tuer un adulte.
Je ne reviendrai pas sur les réflexions que je vous ai exposées à ce propos en parlant de la survie des Poissons (voy. page 262) , mais je me demanderai maintenant comme alors : Pouvons-nous aller plus loin? Pouvons-nous trouver un phénomène qui soit en rapport plus direct avec la cause prochaine de celte inégalité que nous constatons dans la ré-