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sistance vitale des éléments? Je crois pouvoir répondre qu'en étudiant la respiration des tissus, nous avons appris à connaître un semblable phénomène.
Nous avons vu, en effet, que les muscles des animaux nouveau-nés consomment, à poids égal, et dans le même temps, une quantité d'oxygène beaucoup moindre que ne le font les animaux adultes. Dans l'expérience que je vous ai citée (voy. page bk), la différence a été comme hl est à 29. Veuillez remarquer que cette différence se fût probablement exagérée si les fragments musculaires, au lieu de rester à la température du laboratoire, avaient été maintenus à la température où ils se trouvaient dans le corps des animaux.
Les tissus anatomiques de l'adulte consommant beaucoup plus d'oxygène que ceux du nouveau-né, on comprend que la privation d'oxygène leur soit beaucoup plus rapidement sensible. Nous pouvons donc rattacher ce fait à la cause prochaine de la résistance vitale. Mais ce n'est que le premier pas fait dans une direction qui peut être féconde en résultats importants.
Résumé. — Si maintenant, pour résumer sous une forme plus saisissante ce que nous avons dit dans ces deux dernières leçons touchant la résistance à l'asphyxie, nous mettons en face l'un de l'autre deux animaux qui présentent cette résistance à des degrés remarquables, bien qu'un peu inégaux, un Canard et un Rat nouveau-né, la différence nécessaire d'explications qu'on a voulu rendre semblables frappe aussitôt l'esprit.
Nous trouvons dans le Canard un animal actif, vigoureux, d'une température élevée et parfaitement constante, un Oiseau que rien ne dislingue des autres Oiseaux non plongeurs. Le Rat nouveau-né, au contraire, nu, aveugle, sourd, rampant, suivant presque sans résistance les oscillations de