‹ Leçons sur la physiologie comparée de la respiration [electronic resource]Chapitre 41 sur 289 · XXXV I · texte numérisé non relu

XXXV I

HISTOniQUE. 37

plumes, cornes, coquilles, carapaces, etc.). Sous ce rapport spécial, le travail d'ailleurs fort remarquable de G. Liebig, loin d'avoir introduit dans la science quelque fait nouveau, est resté bien en arrière de ce qu'avait depuis si longtemps démontré Spallanzani.

Vers la même époque, Matteucci (1) fit intervenir dans la question un élément nouveau. Comparant l'un à l'autre un muscle au repos et un muscle en action, il constata que, toutes les autres circonstances de l'expérience étant identiques, la contraction augmente beaucoup l'absorption de l'oxygène et le dégagement de l'acide carbonique.

Dans deux mémoires importants, Valentin (2) suivit heure par heure les altérations d'un petit volume d'air où un muscle se trouvait confiné. Fixant son attention sur les différences dans la proportion d'azote, il déclara que celui-ci ne commence à être exhalé qu'après la perle de la contractilité musculaire, et que cette exhalation marque un commencement de désorganisation.

Enfin, tout récemment, Hermann (3) a publié sur ce sujet un travail sur lequel nous reviendrons dans un instant, et où il tend à réduire ces échanges, désignés jusqu'à lui par le nom de respiration musculaire, à de simples phénomènes de décomposition cadavérique.

Comme on le voit, depuis Spallanzani, dont les belles recherches semblaient oubliées, on ne s'est occupé que du tissu musculaire en contact avec l'air atmosphérique. Claude Bernard (h), seul, non-seulement indiqua comme générale cette double altération de l'air par les tissus animaux, mais

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