‹ Leçons sur la physiologie comparée de la respiration [electronic resource]Chapitre 57 sur 289 · PREUVES DE LA PRÉSENCE DE GAZ DANS LE SANG · texte numérisé non relu

PREUVES DE LA PRÉSENCE DE GAZ DANS LE SANG

thode que Priestley (1) avait reconnu que l'air inflammable, après un contact avec le sang, peut être réduit par l'air nitreux : il contenait donc de l'oxygène. Girtanner (2) en vit autant avec l'azote ; Nasse (3) trouva, de la même façon, en employant l'hydrogène, de l'acide carbonique, etVauquelin, comme je vous l'ai dit, montrait cette expérience dans ses cours.

Elle marche devant vous, un peu modifiée, pour donner des résultats plus saisissants. Un courant d'azote s'échappe d'une grande cloche tubulée que l'on enfonce dans l'eau. Il barbote dans un flacon plein de sang défibriné au contact de l'air, et s'échappe en traversant des tubes de Liebig pleins d'eau de chaux. Très-rapidement, cette eau se trouble et précipite du carbonate de chaux.

3° Diminution dépression. — Vogel (h), en 1814, parvint à extraire ainsi de l'acide carbonique du sang ; ceci fut revu par Collard de Martigny (5) en 1830; mais ni J. Davy (6), ni Mitscheiiiçh (7) ne purent rien obtenir, et vous avez vu comment ce dernier chimiste avait cherché à expliquer, par l'intervention de quelque acide, la libération de l'acide carbonique, qu'il ne pouvait extraire par la machine pneumatique. Enfin, les travaux de Enschut (8) et de Bischoff (9) établirent nettement, dans le sang, la présence de ce gaz.

Je puis très-facilement faire sortir devant vous, par l'emploi

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