‹ Leçons sur la physiologie comparée de la respiration [electronic resource]Chapitre 58 sur 289 · XLIX · texte numérisé non relu

XLIX

du vide, de l'acide carbonique du sang. Voici un tube barométrique, de 1"',20 de long, dans la chambre duquel j'ai fait passer du sang défibriné sur une hauteur de 30 centimètres environ. Or, depuis une heure que l'expérience est disposée, on a pu constater un abaissement de la colonne barométrique ; je fais maintenant passer un bâton de potasse avec un peu d'eau : on peut voir, en quelques minutes, la colonne se relever à nouveau. Quant à l'oxygène, on ne l'avait point ainsi obtenu, et Collard de Martigny avait même nié son existence, à l'état libre, dans le sang.

Ces hésitations, ces contradictions tenaient, comme le fit voir Magnus (1) , à ce que le vide employé n'était point assez voisin du vide parfait. Ce dernier expérimentateur montra, en effet, que l'acide carbonique, et surtout que l'oxygène, ne s'échappent qu'au moment où la pression est réduite à quelques centimètres de mercure.

De plus, par des expériences bien conduites, par l'emploi d'un appareil ingénieux, il mit hors de doute la présence de l'oxygène et de l'acide carbonique et aussi de l'azote dans le sang, et put même tenter des analyses quantitatives dont nous aurons à parler plus tard.

Ce travail de Magnus entraîna bientôt la conviction de tous les physiologistes et marque, sous ce rapport, une époque dans l'histoire de la science.

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