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DIMINUTION DANS LA NUTRITION DI£S TISSUS. U

ment oxygéné au contact de ses tissus, et dont les tissus n'ont pu, même une heure après la mort, épuiser cet oxygène. Cependant, il est à supposer que c'est par manque d'oxygène que les éléments anatomiques de ses centres nerveux ont perdu leurs propriétés, et entraîné la mort de l'animal. Ce manque d'oxygène tiendrait donc non pas à son absence dans le milieu sanguin, mais à l'impuissance pour les éléments de dissocier la combinaison oxygénée de l'hcmato-cristalline. Ce serait donc là une véritable mort chimique par altération lente de la substance des éléments, altération qui lui enlèverait une partie de son affinité pour l'oxygène.

Je regrette de n'avoir pu, à ce moment, établir d'expériences comparatives sur l'absorption d'oxygène, en vase clos, par une masse égale de muscles ou de cerveau de cet animal et d'un animal sain ; probablement, la consommation aurait été moindre pour lui. Rapprochez de cette singulière indifférence des tissus pour l'oxygène l'absence, dans le foie, de ferment pouvant faire subir à la matière glycogène sa transformation habituelle, et vous arrivez à un ensemble de considérations bien digne, ce me semble, de fixer l'attention des expérimentateurs et aussi des médecins. 11 y a, pour le dire en passant, une mine féconde et presque vierge encore à exploiter dans l'étude des phénomènes que présente la dernière heure dans les diverses maladies, et des altérations cadavériques étudiées immédiatement après la mort. On est étonné de voir que si peu de chose ait été fait, soit par voie d'observation médicale ou vétérinaire, soit à la suite d'expériences frappant les animaux de maladies artificiellement provoquées.

Espèces animales différentes. — Il est un ordre de recherches sur lesquelles personne, que je sache, n'a atta-

U\k GAZ DU SANG (ANALYSES QUANTITATIVES).

ché son attention : c'est de savoir s'il existe, entre les espèces animales, entre les divers mammifères et les divers oiseaux, par exemple, des différences importantes au point de vue de la richesse en oxygène du sang.

En cherchant dans les auteurs, on trouve, cependant, que si la plupart d'entre eux ont expérimenté avec le sang du chien, il en est un, Preyer (1), qui a employé les moutons. Or, voici les résultats qu'il a obtenus :

O. GO2 CO2 GO2 Az Gaz

Extrait total, par la pompe. Lié. Total,

Sang veineux. .

Comparons ces chiffres aux moyennes des expériences dont je vous ai parlé dans notre dernière leçon, expériences faites sur des chiens :

Sang artériel.

Sang -veineux

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