FISTULE DROITE
SENS
Minutes.
(Salive en grammes).
de la mastication.
à gauche
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à gauche
à droite
à droite
à gauche
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à gauche
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Colin ajoute: « L'inégalité d'action des deux parotides et <i la rémittence alternative de la sécrétion de ces glandes « sont une particularité constante qui ne souffre pas d'ex- « ception, lors même que le sens de la mastication change « vingt fois pendant la durée d'un repas ».
Il ressort en oiiti-e de ces tables que le surcroît de sécrétion paraît en quelque sorte épuiser la glande correspondante au sens de la mastication, puisque, quand les mouvements masticatoires changent de direction, non seulement la glande cesse de fournir ce surcroît , mais encore sa sécrétion devient, pour quelque temps, inférieure à ce qu'elle était avant la première augmentation.
L'influence du sens de la mastication est à peine prononcée chez l'homme. Nous pouvons mâcher habituellement d'un seul côté, pendant des semaines et des mois entiers (soit à cause de dents cariées, rendant la mastication douloureuse d'un côté, soit pour tout autre motif), sans que pour cela les parotides cessent de fonctionner à-peu-près également , comme il est aisé de s'en convaincre par le cathétérisme du conduit de Sténon.
Je vais faire cette opération devant vous , sur l'homme, en me dirigeant, pour la direction à donner à la canule, d'après les figures données par Oehl (dans son ouvrage déjà cité), et représentant la courbure du conduit sténonien chez l'homme.
La personne qui a bien voulu se prêter à cette démonstration, ayant la papille salivaire très-développée, l'introduction de la canule d'argent (munie d'un mandrin à pointe émoussée) se fait avec la plus grande facilité et sans la moindre douleur. La tête étant remise dans sa position normale et la bouche entr'ouverte, nous allons d'abord observer la sécrétion, en l'absence de toute espèce de mouvements de l'appareil buccal et sans appliquer d'irritants. — A cet effet je retire le mandrin; il sort aussitôt de la canule une salive parfaitement hmpide et très-liquide, découlant lentement, goutte à goutte, et que je recueille dans un tube de verre. On voit que la sécrétion est peu active, mais continue. — L'irritation mécanique que j'exerce sur le conduit, en imprimant quelques mouvements à la canule, accélère visiblement la sécrétion, mais seulement pour quelques instants
L'application à la langue d'un peu de sucre fait survenir une nouvelle augmentation de l'écoulement, qui se prononce encore davantage à la suite de légers mouvements de la langue et des mâchoires. — L'acide tartrique en solution, appliqué après quelques minutes d'intervalle, accélère trèsfortement la sécrétion. — Ces expériences suffisent pour nous montrer l'analogie parfaite qui existe entre l'action des divers excitants de la salivation parotidienne, chez l'homme et chez les animaux que nous avons examinés précédemment. Nous nous dispenserons, en conséquence, d'expérimenter l'action de la coloquinte.
La salive parotidienne que je viens de recueillir , est parfaitement pure, le cathétérisme ayant été fait assez profondément. Il ne sera pas inutile de répéter encore une fois l'expérience par laquelle j'ai terminé la dernière Leçon, pour qu'il ne reste aucun doute sur les propriétés diastatiques de cette espèce de salive, fraîche et sans mélange d'autres sécrétions buccales.
La salive, mélangée et secouée pendant environ une demiminute, avec de l'empois d'amidon, réduit abondamment le réactif de Trommer.
Nous ne saurions, en considérant ces faits, accorder de valeur générale à l'hypothèse déjà signalée qui attribue le pouvoir saccharifiaut de la salive au mélange des diverses sécrétions buccales : cette hypothèse, évidemment erronée pour l'homme, l'est également pour le chien et le chat dont la salive parotidienne ne transforme l'amidon qu'au bout d'un temps très-long, ce qui a lieu d'ailleurs aussi pour leur salive mixte. Mais il n'en est pas tout-à-fait de même chez tous les animaux. Nous avons déjà vu que' la salive mixte du lapin transforme, à poids égal, moins d'amidon que la salive parotidienne seule, parce que dans la salive totale il entre une proportion déterminée de fluide sousmaxillaire, presqu'entièrement inactif. Je reviendrai, en traitant de cette dernière espèce de salive , sur cette curieuse particularité