‹ Leçons sur la physiologie et la pathologie du système nerveux (volume 3)Chapitre 33 sur 99 · PIG · texte numérisé non relu

PIG

(I] Portion t'nfra-crdnûiine du turf facial chez rui dnon. — A, Kr[ scoustlqiie ; — F, nerr bdal ; — ti ■ nerf pneamogastrlqne ; — H , nerf gloBM>-ptaiTTDgIen ; — W, n«rf ■ccessoire de WOlls ; — D, gu^k» BénlcBM sur le trajet da nerf Iniemrfdlilfe af ~ E, nerb pétreu émaïuiil du giDglIoo giSniculé } — i, gaDglion Jugulaire du pueninv B»trlqae ; — ;, /, anastomose cnlre 1c nerF ficlal et k pneamo-gtt- Iriqne ; — a, nerf Intemiédialre de Writberf luirefbb caaMàti cooiiM une anaatomose enlre le nerf KouHIqoc et le facial ; ~ a", lEMaUmMie entre le facial ei le glosso-pbarynglen ; — b, anatlomose entre le facial et le ganglion JiignhlR du fartai , — f, mincie de IVirier recerant deni Ueta nerreux du nerf facial.

SES PBOPRIÉTÊS PHYSIOLOGIQUES. 111

raisons qui rapprochaient, jusqu'à un certain points le nerf de Wrisberg d'une racine postérieure.

On s'appuyait ensuite sur ce que c'était ce nerf intermédiaire qui venait fournir la corde du tympan, ie graud pétreux » le petit pétreux, pour considérer ces nerfs comme des filets de sensibilité destinés à la langue et à Toreille, etc.

Cette opinion ne me parait pas soutenable physiologîquement ni même anatomiquement.

Et d'abord quel est le caractère physiologique d'une Heine pofilérieure? Une grande sensibilité ; sensibilité qui 9 alors que le nerf a été coupé , persiste dans son bout central. Lorsque, sur un animal dont le crâne a été oinrert^on pince la masse des nerfs de la septième paiiv, OD troute qu'il n'y a pas de sensibilité évidente. Ce défaut dé sensibilité relative serait- il la conséquence du déiabrement ? Cependant la cinquième paire, pina^c à oe moment, donne des signes d'une vive douleur. Les propriétéB du nerf intermédiaire de Wrisberg ne permettraient donc pas de le regarder comme une racine postérieure.

Ou a prétendu que ce nerf fournissait des filets sensitifs, la corde du tympan qui intervient dans les phénomènes de gustation. Nous verrons qu'il y a une autre interprétation à donner dans ce c^ts : la cordi: du tympan, sans rien préjuger sur sa sensibilité, agirait plutôt sur la gustation comme nerf moteur; son influence porterait ici sur des phénomènes purement mécaniques.

Une autre raison , d'ordre anatomicjue, vient encore

Hî PORTION PROFOND!: DU FACIAL.

montrer que les analogies qui avaient fait regarder lo nerf de Wrisberg, comme une racine postérieure, étaient des analogies trompeuses.

En examinant les paires rachidiennes. on peut constater que jamais il n'émane do filets du ganglion intervertébral. Or, ici 9 le ganglion génicuié donnant naitn sance k des filets nerveux, s'éloigne par ce camctèrtî des ganglions intervertébraux pour se rapprocher des ganglions du grand sympathique. Ce caractère, qui n'a jamais été invoqué, me parait cependant tW's bon pour caractériser les ganglions du grand sympa-* thique et les faire distinguer des ganglions interverté-* braux.

J'espère vous démontrer plus tard que le nerf de Wrisberg est une racine du grand sympathique, ituriue ([ui naîtrait de la moelle allongée, comme une autre racine, signalée par MM. Budge et Waller, nattdela moelle rachidienne entre la région cervicale et la région dorsale, d'un point auquel ces observations ont donné le nom de région cilio-spinale. Quant au ganglion qui dans la paire crânienne, à laquelle appartient le nerf facial, représente le ganglion intervertébral, il faudrait le chercher vere l'origine du nerf trijumeau : c'est le ganglion de Casser.

Je pense donc que la septième paire crânienne des anatomistes doit être divisée en trois nerfs distincts; qu'elle réunit H • le nerf acoustique, nerf de sensibilité spéciale ; 2<> le nerf facial, moteur ; 3" le nerf intermédiaire de Wrisberg constituant une racine d'origine du grand sym])athique. Ce dernier porte sur son trajet le

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