MOUVEMENTS DU GLOBE DE L OEIL
Lorsque les muscles du globe oculaire, animés par le moteur oculaire commun, viennent à se contracter, le globe oculaire, se retirant dans le fond de Torbite, presse le pédicule cartilagineux de la troisième paupière et la chasse en avant comnie un noyau de cerise qu'on presserait entre les doigts. Cette propulsion de la base de la troisième paupière la porte au-devant de l'œil dont elle recouvre une partie plus ou moins grande suivant les animaux. Ici donc , quoique le mouvement soit déterminé par la troisième paire, il Test d'une manière mécanique et passive. Ce qui le prouve, c'est qu'on peut le produire mécaniquement, même chez l'animal mort, lorsque avec le doigt on presse sur la cornée pour enfoncer l'œil dans Torbite. Toutes les fois que l'œil tend à s'enfoncer dans l'orbite le même phénomène a lieu : c'est ce que l'on voit, par exemple, après la section du grand sympathique au cou, parce que cette opération entraîne la rétraction du globe oculaire dans le fond de l'orbite.
La galvanisation du nerf sympathique, en amenant le prolapsus de l'œil en dehors, fait rentrer la troisième paupière. L'action delà nicotine, en amenant la rétraction violente du globe oculaire, produit la saillie de cette troisième paupière d'une manière si forte qu'elle couvre complètement la cornée transparente, et que l'animal en est comme aveuglé. Quelquefois Tanimal semble mouvoir cette troisième paupière volontairement dans des mouvements destinés à remplacer le clignement ; mais c'est toujours par le même mécanisme. C'est ce que nous avons vu très nettement sur un chat, chez lequel les
ET DE LA TROISIEME PAUPIÈRE. 2!2i
deux nerfs faciaux avaient été arrachés. Lorsque cet animal se chauffait devant le feu, ne pouvant plus fermer les paupières, comme les animaux le font habituellement, il faisait avancer au-devant de Tœil sa troisième paupière, seul organe de clignement dont il put foire usage.
Le nerf pathétique, ou de la quatrième paire, prend naissance de la valvule de Vienssens, près des tubercules quadrijumeaux ; de là il vient contourner la petite circonférence de la tente du cervelet, se loge dans le repli de la dure-mère, puis dans la face externe du sinus caverneux, et pénètre dans l'orbite par la partie la plus interne de la fente sphénoïdale, en croisant les nerfs optique, moteur oculaire commun, et moteur oculaire externe, qui sont placés au-dessous de lui. En ce point, le nerf pathétique se trouve superficiellement placé à côté de la branche ophthalmique , et particulièrement du nerf frontal interne avec lequel il s'anastomose en formant une anse, comme l'indique la figure 8. Après quoi il va se rendre vers le milieu du ventre du muscle grand oblique dans lequel il se termine.
Ce nerf, par ses fonctions, est évidemment moteur ; mais il doit probablement, comme tous les nerfs de cet ordre, posséder une sensibilité récurrente. Il serait vraisemblablement possible, en agissant sur la portion intraorànienne de ce nerf, de vérifier s'il possède la sensibflité récurrente : les anastomoses qui l'unissent à la cinquième paire font penser que c'est de la branche ophthalmique qu'il tiendrait la sensibilité récurrente.
Nous devons ajouter que le nerf pathétique présente
Ûii NERFS MOTEURS
etrcore utif^ particularité remarqiïftMe : il otfre au m- TMa au siai» eavefneini on Éspett ^sâtre, gM^^ fefme. Le ttificroâcorfre serait nécessaire potxt déeidef si cette ap^reifce est fiée à l'existence dé oelldles gtttt^ ^io0nfiâmi âtLti» cette portion da nerf.
Le nerf moteur oculaire externe ou nerf dela^xlème iMûre naft par deux racines, l'une provenaM du pont de Ttfrolé, l'autre de la pyramide antérieure. Bientôt H pèhëlfé dans un orifice de la dnre-mère, et tient se placer dans la patoi externe du sinus caverneux. De là il entre dans l'orbite, à côté du nerf moteur oculaire commua, et va se distribuer dans le muscle droit externe dé fœil.
Ge nerf, dont les fonctions sont motrices , doit contracter des anastomoses avec la cinquième paire dans le tDiUscte droit externe, qui reçoit des filets sensitifs de la cinquième peite. Ce serait là la source de la sensîbiKté tiécurrente que l'exiguïté du nerf rendra diflBk^ile à coih stater.
En résumé, le nerf moteur oculaire commuir, le plœ important des nerfs moteurs de l'oeil, fournit, ainsi q nous l'avons vu, à tous les muscles droits^ moiins le droit externe, au petit oblique et au muscle releveur àé ta paupière supérieure che^ Tbonime. Chez les «fkbau, le bcenf et le cheval, c'est le moteur oculaire externe qai fournit au muscle conoïde. Il y a chez le caméléMf, à la partie externe de l'œil , un autre groupe de musdes qui reçoit du nerf moteur oculaire externe.
Le nerf moteur oculaire commun prend naissance à la partie interne des pédoncules du cerveau, d^ane