‹ Leçons sur la physiologie et la pathologie du système nerveux (volume 3)Chapitre 58 sur 99 · I)U GLOBE OCULAIRE · texte numérisé non relu

I)U GLOBE OCULAIRE

innsad grâe que Texamen microscopique a montré formée de cellules ganglionnaires motrices. Le nerf pénètre dans un repli de la dure-mère, puis vient se pheer sur le côté du nerf optique, se divise en deux branches dont Tune passe au-dessus , Tautre au-dessous da nerf optique. La branche supérieure se distribue au muscle [releveur de la paupière supérieure, au droit mpérieur et au droit interne ; la branche inférieure se distribue aux muscles droit inférieur et petit oblique.

Un des points les plus intéressants de l'histoire du netf moteur oculaire commun, est la présence d'un gmglion sor le trajet de sa branche inférieure. On décrit généralement ce ganglion, appelé ganglion ophthalmique, qui se trouve situé sur le côté externe du nerf dptique, comme étant un ganglion du grand sympathique qui reçoit sa racine motrice du nerf moteur oculaire commun par une anastomose qu'on appelle chez rhomme la racine courte et grosse, anastomose qui se détache du nerf au moment où il va fournir le filet qui 86 distribue dans le muscle droit inférieur. De plus, il ecHnmnniqne avec le nerf nasal de la cinquième paire par un rameau qu'on regarde comme sa racine sensitîfe, et qu'on appelle racine longue et grise.

Nous nous sommes expliqué ailleurs relativement à ht sensibilité spéciale que les nerfs ciliaires comnmniqdent à l'iris et k la cornée transparente, ainsi que sur FmAuence qu'exercent ces nerfs sur la sécrétion des humeurs de Tœil. Il parait bien évident que la sensibilité des fierfs ciliaires a pour point de départ lacinquième paire. Il s'agit ici d'examiner si la faculté motrice des nerfs

ââ& MOUVEMENTS DE LA PUPILLE.

ciliaires provient exclusivement du nerf moteur oculaire commun. La plupart des anatomistesTadmettent, depuis Herbert Mayo, en se fondant sur le prétendu relâchement de la pupille après la paralysie de la troisième paire. Nous verrons toutefois que cette explication n'est pas satisfaisante, parce que les mouvements de la pupille ne cessent pas après la destruction du nerf moteur oculaire commun, de la quatrième, de la sixième paires, et même après la destruction des nerfs optiques. Il sufiSt aloi*s de pincer la branche ophthalmique pour déterminer une contraction très violente de la pupille. Du reste, le volume du ganglion ophthalmique ne parait point en rapport avec l'intensité des mouvements de la pupille. Quant à Tanastomose que le nerf moteur oculaire commun contracte avec le ganglion ophthalmique, od pourrait anatomiquement plutôt soutenir que c'est le ganglion qui fournit des filets au nerf moteur oculaire commun que de prétendre que c'est ce nerf qui lui en envoie. D'ailleurs la section du filet cervical du grand sympathique, de même que sa galvanisation, produisent, comme nous le verrons, des mouvements de la pupille, de manière à faire penser que la faculté motrice de nerfs de Tiris viendrait aussi de la région cilio -spinale de la moelle épinière.

La nature des mouvements de la pupille est encore entourée aujourd'hui de la plusgrande obscurité, quelques auteurs regardant le tissu de F iris comme musculaire, les autres pensant qu'il est constitué non par des muscles, mais par un tissu vasculaire érectile. L'action du grand sympathique sur la pupille, c'est-à-dire d'un nerf qui agit

3|riGMleoient sur les vaisseaux, serait d'accord avec cette dernière opinion. Nous aurons du reste à discuter ces questions à propos du grand sympathique.

Quand on pince la branche 0|)hthalmique de la cinquième paire, on a une constriction de la pupille, parce que dans le sinus caverneux cette branche, qui a mie apparence ganglifornie, reroit des anastomoses nombreuses du grand sympathique, et c'est leur irritation qui produit sans doute le mouvement de la pupille. Ce qui le prouve, c'est qu'en pinçant le tronc de la cinquième paire avant le gangUon on ne produit rien sur la pupille.

Nous terminerons en disant que le nerf moteur oculaire commun présente aussi un aspect gangliforme dans la portion située dans la paroi exlerno du sinus caverneux. Il coutràcte en effet à ce niveau, avec les rameaux carotidiens du grand sympathique, des anastomoses très nombreuses. Le nerf pathétique est dans le même cas ; et on sait que les anciens considéraient ce nerf comme étant l'origine du trisplanchnique dans la tète.

Le nerf moteur oculaire connnun, essentiellement moteur ainsi que sa dénomination même l'indique, possède la sensibilité récurrente. Toutefois cette sensibilité est très difiicilement appréciable sur les branches du nerf dans Torbite; c'est sur le tronc môme du nerf, dans sa portion intracrànienne que cette propriété doit être coustatée. Toutefois, il faut employer pour cela des animaux jeunes et capables de résister, parce que Tépuisement causé par l'opi^ration peut empêcher la constatation de ce phénomène, ainsi cpie nous le savons déjà pour les racines lachidiennes. Le nerf qui fournit la

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