‹ Leçons sur la physiologie et la pathologie du système nerveux (volume 3)Chapitre 70 sur 99 · SON EXTIRPATION · texte numérisé non relu

SON EXTIRPATION

au bout des pinces un long filament nerveux conique, qui se termine par une extrémité excessivement ténue, et dont se détachent de» radicules quand on le place sous Peau. Ce n'est rien autre chose que toute la portion iDtra-rachidienne du nerf spinal.

Comme on le voit, le procédé opératoire tel qu'il vient d'être décrit a pour but d'arracher le nerf spinal en entier, c'est-à-dire de détruire à la fois les origines qui oonstituent sa branche externe et sa branche interne.

Mais on pourra, si l'on veut, extirper isolément, soit les origines médullaires^ soit les origines bulbaires du spinal. En effet, si l'on saisit avec les pinces, et si l'on exerce les tractions sur la branche interne seule, qd arrache seulement les filets bulbaires. Cette opération est fort diflBcile sur de petits animaux, chat ou lapin; elle réussit mieux sur le chevreau ou sur le cheval. Si, an contraire, on saisit la branche externe du spinal r (fig. 1&), ce qui est l'opération la plus facile, on arrachera seulement les origines médullaires du spinal, et on aura les résultats de lablation isolée de la branche esteroe.

' Pow découvrir chez le chien la branche externe du spinal et le rameau auriculaire postérieur du plexus cervical , il faudrait prendre pour guide la saillie de Tapophyse transverse de l'axis, et faire un peu aunies- 80US une incision longitudinale. Alors, sur le bord postérieur du sterno-mastoïdien, après avoir écarté le tun cellulaire, on découvre le rameau auriculaire à son point d'émergence. Le spinal se trouve immédiatement derrière et descend obliquement, en bas et en arrière,

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sous le trapèze. En remontant, on peut suivre le spinal qui traverse le muscle sterno-mastoïdien.

On remarquera que cette sorte de dédoublement du procédé expérimental vient encore prouver, comme je l'ai déjà établi, que les origines médullaires du sfHnal, qui constituent la branche externe de ce nerf, ne sont que simplement accolées par un tissu cellulaire làdie aux origines bulbaires k (fig. 13 et 1&), dans le trou déchiré postérieur; car. si elles étaient unies intimemrat et surtout intriquées et mélangées, il serait imposable de les arracher isolément. J'ai reconnu cependant qœ quelquefois, chez les vieux animaux, chat et lapin, il arrive que la densité du tissu cellulaire est plus grande entre deux nerfs, de sorte qu'il peut arriver alors qu'en tirant seulement sur la branche externe du spinal on enlève totalement ou partiellement la branche interne.

D'après la description qui précède, on voit que cette manière d'enlever le spinal n'est certainement pas plus difficile que celle de Bischoif, mais qu'elle est plus Complète et est exempte de grandes mutilations, ce qui doit la faire préférer. Avec un peu d'habitude eBe présente également un degré de certitude irréprodbAble. Avant d'appliquer ce procédé aux animaux vivants, je l'ai étudié scrupuleusement sur des animaux morts, auxquels j'avais préalablement découvert les origines intra-rachiilieiines du spigal. J'ai pu ainsi m'assura' directement que tous les filaments originaires du spinal sont toujours arrachés et entraînés dans l'opératioD, tandis que ceux du vague sont respectés.

Du reste, on peut soumettre toujours les animaux à

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