‹ Leçons sur la physiologie et la pathologie du système nerveux (volume 4)Chapitre 46 sur 86 · OLFACTION · texte numérisé non relu

OLFACTION

sensibilité récurrente au moteur oculaire commun, est encore la branche ophtbalmique de la cinquième paire; de sorte que c'est la branche ophthalmique de la ciDquième paire qui fournit la sensibilité récurrente à tous les nerfs moteurs de l'œil et joue par conséquent, par rapport à eux, le rôle de racine sensitive.

Nous avons déjà dit, relativement à Tolfaction, que les expériences faites sur les animaux avaient conduit Magendie à cette conclusion, que la cinquième paire présidait à la fois aux deux sensibilités, à la sensibilité générale et à la sensibilité spéciale, olfactive. C'est d'ailleurs bien évidemment ce qui a lieu pour la langue à propos de la sensibilité gustative.

Magendie a détruit les nerfs olfactifs, et il a dit qu'après cette opération, les animaux n'avaient; pas perdu l'odorat. Il avait eu recours pour agir sur la muqueuse nasale à l'ammoniaque et à des substances odorantes.

Quand on se sert d'ammoniaque, il est évident que la sensibilité générale doit être affectée; ces expériences ne prouvent donc rien quant à la sensation olfactive; mais il en est d'autres, celles faites avec des corps purement odorants , qui ne permettent guère d'admettre qu'un animal chez lequel on a détruit les nerfs olfactifs ait perdu complètement l'odorat.

Une couronne de trépan étant appliquée sur le frontal, permettait à Magendie d'arriver sur les trous de la lame criblée. Là les nerfs olfactifs étaient détruits avec le manche d'un scalpel; la plaie fermée, l'animal guérissait, et quelques jours après on essayait de reconnaître s'il avait perdu la perception des odeurs. Pour œla^ on

Page 1