‹ Leçons sur la physiologie et la pathologie du système nerveux (volume 4)Chapitre 65 sur 86 · AS · texte numérisé non relu

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Le véhicule qui sert à appliquer la chaleursemble être sans influence; les métau?^, l'air, un grand nombre d'acides, lesanç défîbriné, l'urine, qui ont été employés, ont toujours donné le même résultat que l'eau;

INFLUENCE DE LÀ CHALEUR. â97

Ces premiers résultats imprimèrefit une autre direo tioD aux recherches de M. Qilliburcès. Ayant sous les yeux un animal à sang froid en quelque sorte meta* morphosé en animal à sang chaud, eu égard au nombre des pulsations, il crut Toccasion favorable pour résoudre par voie d'expérimentation la question des rapports qui existent entre l'influence de la chaleur animale et Factivité du centre circulatoire. Les grenouilles étaient d'autant mieux appropriées à ces recherches, qu'elles se trouvent très sensibles à cette action, et qu'elles se prêtent admirablement à l'analyse physiologique.

Par quelle voie physiologique l'action de la chaleur est-elle transmise depuis la patte au cœur? C'était là le point important du problème. On pourrait admettre à priori plusieurs explications de ce phénomène^ et il s'agissait de les soumettre successivement à l'examen expérimental.

I. L'accélération de la circulation provientneUe de ce que la chaleur modiGe les conditions de mouvement du sang? La chaleur est-elle ainsi la cause première de la fréquence plus grande des mouvements du coBurt

Se fondant sur les résultats d'expériences répétées^ M. CallibuFcès se crut déjà autorisé à répondre par la négative à cette première question. Après avoir mis à nu le cœur d'une grenouille, il appliqua une ligature à la partie supérieure des extrémités postérieures de ranimai, en ayant soin de ne pas y comprendre les nerfs cruraux, de manière que la communication par les vaisseaux entre le tronc et les extrémités était interrompue, tandis que celle par les nerfs continuait à subsister.

d08 ItOUTEMENTS DU GQBUR.

Les extrémités postérieures ayant été plongées jusqu'au voisinage des ligatures dans de Teaii à 30 degrés centigrades, les battements du cœur montèrent à 88 par minute, et le même résultat se produisit chez des grenouilles que Ton plongea dans de Teau à la môme température, mais auxquelles on n'avait pas lié les extrémités postérieures.

L'acoroissement de l'activité du coeur est aussi la conséquence de la modification physique du mouvement du cœur par Tapplication de la chaleur sur Toi^ane lui-même. Après avoir enlevé à une grenouille la paroi thoraoique antérieure, on disposa Tanimal de telle sorte que le cœur, qui avait Ai pulsations par minute, vint plonger dans un petit verre, de manière que l'action de l'eau chaude ne pût être que locale. On versa ensuite dans ce verre de l'eau à Ui degrés, et aussitôt le nombre des pulsations monta à 6li par minute. On ne peut plus supposer ipi que, dans un espace de temps relativement si minime, toute la masse du sang ait subi Tin* fluence de la température de l'eau contenue dans le verre, et qu'elle soit ainsi devenue la cause de la fré*quence plus grande des pulsations du cœur.

Voici quelques-uns des résultats obtenus :

BiTTIMKlVTS DEGBB8 BiTTBMBNTS DIPràaKKCI

du coeur avunt MniUr^^M ^^ cœar aprèi en plut

Papplicalloa locale ccmiisraaea l'applicuUon locale tous l'inOueece

de la chaleur. de chaleur. de la chaleur. de la chaleur.

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