‹ Leçons sur la physiologie et la pathologie du système nerveux (volume 4)Chapitre 80 sur 86 · SUE LES ÉPANCHEMENTS S^SUX · texte numérisé non relu

SUE LES ÉPANCHEMENTS S^SUX

À Tautopsie, on trouva un épanchement cousidérable dans la plèvre ; et des fausses membranes épaisses qui couvraient entièrement la face extérieure du péricarde et une partie du poumon gauche. L'intérieur de la poche péricardique était entièrement tapissé par des fausses membranes mais ne contenait pas de liquide. La surface extérieure du cœur y recouverte par des fausses membranes, offrait un aspect comme chagriné. Les plaies du cou étaient parfaitement cicatrisées et on s'est assuré qu'il n'y avait aucune relation directe entre l'inflammation de cette plaie et la lésion du cœur.

On trouva chez ce lapin , comme cela arrive souvent, une grande quantité d'bydatides dans le foie et dans les feuillets du mésentère.

Exp, (12 juillet 18&2). — Sur un jeune lapin, on extirpa complètement les quatre ganglions cervicaux.

On commença par l'ablation des deux ganglions cervicaux inférieurs et on constata qu'alors les deux pupilles étaient contractées et offraient leur grand diamètre dans le sens vertical. Ensuite, on enleva les deux ganglions cervicaux supérieurs : la pupille était un peu plus fortement contractée. Après cette opération, l'animal respirait plus lentement et plus difficilement qu'avant ; il but abondamment et ne mangea pas.

Une heure après Topération, la respiration devint encore plus difficile ; les mouvements respiratoires étaient lents et pénibles.

Trois heures après : même état.

Neuf heures après : respiration excessivement anxieuse; mouvements respiratoires lents; mouvements

538 influeucb db8 ganglions inteevertébraux

du cœur lents, rares ; enfin Tanimal mourut comme en syncope.

A rautot)sie, on trouva une quantité énorme de liquide dans la plèvre et le péricarde. Les parties supérieures des poumons étaient hépatisées et tombaient au fond de Teau.

Le liquide contenu dans la plèvre et le péricarde était un peu trouble et contenait des fausses membranes, ce qui pourrait faire penser que la pleurésie existait avant l'opération. Toutefois, alors, l'animal était vif et parais sait bien portant.

Exp, — Stir un gros lapin, on fit d'abord l'extirpation des deux ganglions cervicaux supérieurs, sans qu'il y eut rien de changé relativement à la rapidité ou à Tintensité des bruits du cœur que Ton ausculta.

On extirpa ensuite les ganglions cervicaux inférieurs; on ne constata pas encore de changement sensible dans les bruits du cœur.

Puis on coupa les pneumogastriques dans la région moyenne du cou. Il y eut aussitôt gène considérable de la respiration. L'auimal mourut au bout de six heures.

 l'autopsie on trouva les poumons engoués; ils étaient le siège d'un épanchement de sang noir; le péricarde et les plèvres contenaient une certaine quantité de sérosité.

Messieurs, on a prétendu encore que les mouvements réflexes qui se passent lorsqu'on vient à agir sur un n^f de sensibilité exigeaient, pour leuraccomplissemeot, l'intégrité des ganglions intervertébraux, qui dès lors rempliraient le même rôle, relativement aux mouvements ré*

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flexes externes, que tes ganglions du grand sympathique relativement aux mouvements réflexes internes. J'ai déjà cité, il y a quelques années, à la Société de biologie, des faits de destruction partielle des ganglions intervertébraux qui pourraient venir à Tappui de cette opinion. Ces expériences consistaient à montrer que la destruction des ganglions intervertébraux enlevait TaQtion réflexe sans empêcher la transmission de la douleur. Quoi qu'il en soit, il est certain qu'on peut observer des mouvements réflexes non -seulement chez leâ animilux décapités , mais dans des circonstances oii, soit à cause de la légèreté de l'excitation ou de Taffaiblissement des propriétés nerveuses, l'animal ne perçoit plus de douleur. Ces faits ressortent des expériences qui suitent :

Eœp. (4 février 1842). — Sur un chien, légèrement stupéfié par l'opium, on découvrit l'anastomose auriculotemporale de la cinquième paire avec le facial. Son pincement était très douloureux, et, en l'excitant avec une pince, on déterminait des mouvements dans leâ paupières. On découvrit ensuite le nerf sous-orbitaire qui était très sensible, et, lorsqu'on l'excitait légèrement, on produisait des mouvements dans la lèvre supérieure.

Ces expériences se rapprochent de celles qui ont été déjà faites sur le rameau auriculaire du plexus cervical et elles montrent q^ue, bien que les nerfs de sentiment ne puissent être considérés comme les conducteurs du mouvement, cependant leur excitation légère^ non douloureuse, sufiSt à déterminer un mouvement dans les parties auxquelles ces nerfs se rendent. C'est sans doute par action réflexe qu'a lieu cçt effet, et, pour s'en

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