INFLUENCE DES GANGLIONS SYMPATHIQUES
assurer, il était intéressant de faire la section du nerf moteur. En prenant l'oreille pour exemple, c'est le nerf facial qui a été coupé : les mouvements ont cessé.
Eœp. — Sur un lézard, décapité étant en mue et à jeun depuis quelque temps, après avoir ouvert Tabdomen, on pinça le ganglion semi-lunaire qui est collé contre la rate. À chacune de ces excitations, on ne vit aucune contraction dans l'estomac ; mais on détermina constamment des mouvements dans les parois abdominales, surtout du côté gauche. Ce résultat a été constaté un grand nombre de fois.
Exp. — Lorsque sur un animal on a coupé la moelle épinière et qu'ensuite on l'asphyxie en obstruant les narines, on voit des mouvements apparaître dans les membres postérieurs au-dessous de la section de la moelle. Ces mouvements se remarquent également lorsqu'on fait périr l'animal d'hémorrhagie. C'est le grand sympathique, qui, sans doute, transmet au bout inférieur de la moelle épinière l'excitation qui cause ces mouvements. Dans ces conditions, on observe encore un phénomène très important, c'est que la galvanisation des bouts inférieurs des pneumogastriques fait apparaître des mouvements dans le train postérieur paralysé, ce qui n'a pas lieu dans les cas où la moelle n'est pas coupée.
Ces mouvements produits dans les membres postérieurs par l'excitation du grand sympathique se remarquent dans d'autres circonstances encore ; par exemple, lorsque dans les expériences sur le foie, on fait la ligature de la veine porte à son entrée dans cet orgaue, comprenant dans la ligature le paquet nerveux qui Tac-
MOUVEMENTS STMPAT0IOUES. 5Ai
compagne : on voit alors des mouvements éclater dans les membres inférieurs.
Pour les centres nerveux, les recherches les plus récentes tendent à prouver que les mouvements réflexes ont pour agents de transmission les cellules de la substance grise, analogues aux cellules des ganglions nerveux. Nous avons vu, dans les nombreuses sections de la moelle épinière , qu'il y avait eu exagération des mouvements réflexes et de l'activité oi^anique en général dans les parties situées au-dessous de la section de la moelle. Nous avons vu que les fonctions du foie elles-mêmes se trouvaient dans le cas des autres parties et que ces fonctions étaient exagérées. Ce qu'il y a de remarquable dans ces expériences, c'est qu'il faut opérer la section dans des points bien déterminées pour que les phénomènes puissent se produire. Nous ne rappellerons pas ce que nous avons dit sur le lieu précis de la piqûre du plancher du quatrième ventricule sur lequel nous avons déjà longuement insisté. Nous rappellerons seulement que, suivant que la section de la moelle porte au-dessus, au niveau ou au-dessous du renflement branchial, les effets sont essentiellement différents et lorsqu'on veut, sur un lapin, couper la moelle, de manière à produire dans l'abdomen les mouvements péristalti^ ques et les autres phénomènes du côté du foie décrits ailleurs, il faut en général faire la sectiou au-dessus du renflement brachial.
Dans cette expérience, il y a un danger qui consiste à couper la moelle trop haut, au-dessus de l'origine des nerfs phréniques,de telle sorte que l'animal meurt subi-