EFFETS DE LA SECTION
anatomistes; tout le monde est d'accord sur ses fonctions motrices, bien que son histoire présente encore divers points à élucider. Avant d'entrer dans l'histoire physiologique de ce nerf, nous devons indiquer rapidement sa disposition anatomique : le nerf facial étant un conducteur du mouvement, il est utile de connaître la distrition desrameaux par lesquels s'opère cette transmission.
Le nerf facial est un nerf moteur, on le prouve, de même que pour tous les autres nerfs, d'une manière négative, en en faisant la section et voyant qu'après sa séparation de l'encéphale , la transmission des excitations motrices ne se fait plus.
Cette démonstration est très facile à donner en opérant la section du facial qui peut se pratiquer soit sur la face, en agissant successivement sur ses différentes branches, soit au-dessous de l'oreille, à sa sortie du trou stylo-mastoïdien, soit dans la caisse du tympan, soit enfin dans le crâne, à son entrée dans le conduit auditif interne.
Le procédé que nous mettons le plus habituellement en usage et que nous allons employer ici devant vous, a pour objet de faire la section du nerf facial dans la caisse du tympan. On cherche d'abord à sentir la caisse, ce qui est facile chez les chiens, les chats et les lapins, à cause de la saillie que forme au-dessous de l'apophyse mastoïde cette portion de l'oreille moyenne.
Avec un instrument bien trempé et en forme de petit ciseau , on pénètre directement dans la caisse par sa paroi inférieure qui est très mince. Alors l'instrument se meut avec facilité dans l'oreille moyenne. On dirige sa pointe en haut et eo arrière en la faisant marcher
DU NERF FAGiAL. 19
transversalement et en appuyant fortement sur l'os, on divise le nerf facial à son troisième coude, lorsqu'il s'infléchit en bas vers le trou stylomasfcoïdien.
Lorsqu'au lieu de porter l'instrument vers la partie postérieure de la caisse, on le porte vers sa partie antérieure et supérieure, on peut aller détruire le facial au moment de son entrée dans le canal spiroïde. Dans ce cas, on détruit en même temps le nerf acousticiue et presque toujours les animaux inclinent la tête du côté où a été pratiquée l'opération , par suite d'une lésion des canaux demi-circulaires.
Chez le chien et chez le chat, à la rigueur même, chez
apin, on pourrait encore, au lieu de pénétrer par la partie inférieure de la caisse, introduire l'instrument par le conduit auditif en perforantla membrane du tympan.
Nous faisons instantanément l'expérience devant vous sur ce lapin en pénétrant par la caisse du tympan du côté gauche.
Vous voyez maintenant que l'animal peut encore remuer le globe de l'œil, mais qu'il ne saurait fermer les paupières ; la narine gauche est immobile, l'oreille est basse, la joue est flasque, agitée à peine dans les mouvements respiratoires par ces soulèvements alternatifs que vous avez tous pu observer chez l'homme et qu'on désigne en disant que le malade fume la pipe. La sensibilité de la face est parfaitement conservée, le mouvement seul est aboli.
Pendant l'opération l'animal a poussé quelques cris, à cause de la sensibilité de la membrane qui tapisse la caisse du tympan. Quant aux désordres que présente