VINGT-SIXIÈME LEÇON
priélts pliy|iq9e« e\ cbUniques. — ph<ioq)^fi9 COBA^catifi à agn «(^ tion. — Titubatfon due à la section des muscles de la nuque. — EU^ B^ pas lieu chei les oiseaux. — Hôle protecteur du liqqMe eéphalo-
riohkiiQq, — gon rôi« régMlateur de la circulaUw (hm to# cflDtr«s utr*
Teox, — Facilité avec laquelle il se reprodai(.
Messieurs ,
Une qu^tion importante nous reste à examiner : celle relative au liquide céphalo-rachidien qui entoure le3 (entres uerveui^ dans les trois premières classes de3 vertébrés, et qui est remplacé chez les poissons par une matière d'itpMt graisseux plus consistante.
L'histoire anatomique et physiologique du liquide céphalo-rachidien se trouve tout entière dans les tra^ vaux de Magendie. Contrairement à Tidée de Bicbat qui le plaçait entre les deux feuillets de rarachnoïde, le liquide céphalo-rachidien est placé au-dessous du feuillet viscéral de cette séreuse. J'ai autrefois, étant interne de Magendie, eu souvent à le montrer 3ur rhomme; voici comment je procédais :
Le cadavre étant incUné| la tête haute, le bassin plus bas J'ouvrais le canal vertébral dans sa partie inférieure, çt j'enlevai^ la calotte osseuse du crftne sans intéresser la dure-mère; cette dernière opération permettait à Tair extérieur d'exercer sa pression. Le liquide s'appumulait
496 UQUIDE CÉPHALO-RACHIDIEN
à la partie inférieure du canal rachidien où on le voyait très facilement. Âloi^, soulevant la dure-mère avec des pinces, j'incisais avec des ciseaux la lame soulevée, et avec elle le feuillet pariétal de l'arachnoïde dont elle est tapissée. Ou trouve alors le liquide dans la cavité de l'arachnoïde ; aucun écoulement de liquide n'a lieu : ce n'est qu'en incisant le feuillet profond que l'on donne issue au liquide céphalo-rachidien accumulé derrière lui. Depuis longtemps déjà, tout le monde reconnaît que le liquide céphalo-rachidien est extérieur à l'arachnoïde ; il n'y a plus aujourd'hui de doute à cet égard.
A quoi sert ce liquide?
Magendie avait pensé d'abord que la régularité des mouvements était liée à sa présence. Il l'avait enlevé par une solution de continuité de la membrane occipitoatloïdienne , et avait vu son ablation être suivie d'une titubation rappelant assez bien celle de Pivresse.
Magendie racontait dans ses cours que plus tard il lui arriva, faisant Texpérience sur des cochons d'Inde, d'être dérangé au moment où, après avoir coupé transversalement les muscles de la nuque, il se disposait à ponctionner la membrane occipito-atloïdienne mise à nu. Lorsque, quelque temps après, il revenait pour terminer son opération, il était bien surpris en trouvant chez l'animal cette titubation qu'il avait d'abord attribuée à la soustraction du liquide céphalo-rachidien. H reconnut aussitôt son erreur. Plus tard, M. Longet répéta ces expériences , et vit également que la section des muscles seuls de la nuque amène la titubation.
Chez les oiseaux il n'y a pas de titubation produite