EFFETS DE SON ABLATION
par la section des muscles de la nuque, mais ces animaux ne peuvent plus voler. C'est ce qui semblerait résulter de rexpérience suivante.
J'ai coupé les muscles de la nuque sur un pinson. Après l'opération 5 Tanimal marchait très bien, sautait sans tituber, mais il ne pouvait plus voler.
Lorsqu'on le mettait sur la table et qu'il arrivait au bord, il tombait à terre comme une masse inerte sans chercher à voler.
On a ouvert ensuite la membrane occipito-atloïdienne et l'animal est mort aussitôt; peut-être avait-on touché le bulbe rachidien?
Je n'ai pas eu l'occasion de répéter cette expérience chez d'autres oiseaux ; il serait intéressant cependant de voir si chez tous les oiseaux on détruirait ainsi la faculté du vol par la section des muscles de la nuque.
J'ai fait quelques expériences sur la soustraction du liquide céphalo-rachidien ; elles m'ont conduit à reconnaître qu'il est possible d'enlever ce liquide sans couper les muscles de la nuqiie, de telle façon que l'animal ne soit pris d'aucun accident immédiatement apparent.
Pour enlever le liquide, je fais l'incision en arrière sur la ligne médiane, dans le raphé qui sépare les masses musculaires de la nuque ; ensuite je perce la membrane occipito-atloïdienne. L'animal n'éprouve aucun effet bien sensible. Le liquide s'écoule cependant, car nous verrons plustard qu'il est soumis dans le canal rachidien k une pression qui n*est pas aussi considérable que celle du sang. Alors donc que l'air peut entrer librement par la plaie, l'écoulement du liquide céphalo* radiidien ne produit pas immédiatement d'accidents;
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&1)8 LIQUIDE CÉPUALO-'llAGItIDiBN.
mais cette soustraction peut avoir des suites très graves lorsqu'on empêche Taccès de l'air en même temp&qu'ou aspire le liquide. C'est ce qui se produit, lorsqu'au lieu d'inciser la membrane on la ponctionne obliquement avec un trocart fiq, et qu'on retire le liquide par l'aspiration d'une seringue adaptée au ti'ocart.
L'aspiration du liquide n'est d'abord suivie d'aucun phénomène marqué, mais bientôt, quand la quantité enlevée devient un peu considérable, l'animal sWaiblit d'abord, puis il tombe quelquefois comme frappé d'une paralysie générale.
A l'aytopsie, j'ai trouvé que dans la moelle de ces animaux (qui, lûen entendu, n'avait pas été blessée par le trocart) étaient disséminés une infinité de petits points apoplectiques. La moelle était comme tuméfiée. Son canal central, assez difficile à apercevoir pour qu'on en ait nié Texistence à une certaine époque, peut parfois dans ces cas recevoir dans sa cavité un stylet ordinaire.
Dans un cas où, en faisant cette expérience, nous avions blessé les sinus veineux de la moelle et produit une petite hémorrhagie , ce canal central de la moelle était rempli par un caillot qui en occupait toute la longueur et le rendait très visible par cette sorte d'injection.
Les lésions que nous venons de signaler, ne peuvent s'expliquer parle défaut de pression sur les centres nerveux résultant de l'ablation du liquide céphalo-rachidien^ Nous verrons en effet, comment, par un mouvement de flux et de reflux , ce liquide régularise la circulation dans la moelle en exerçant sur les vaisseaux une pression qui fait équilibre à celle du sang qu'ils renferment. Cette contre*pressiûii venant à manqu«r, les h^morrhagm m
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produisent dans la substance nerveuse comme se produisent les ecchymoses dans un membre qu'on placerait dans le vide, comme se produisent encore dans un air rai-éfit', les hémorrhagies puknonaii'es ou nasales.
Magendie a le premier précisa la situation du lirpnde céphalo-rachidien et attiré Fattention sur ses propriétés; il a montré qnc ee fluide diffère essentiellement de la sérosité. Malgré cela vous verrez tous les jours noter, dans de^ relations d'autopsie, qu'on a trouvé de la sérosité dans les ventricules, et attribuer à cette sérosité une origine pathologique. Or ce liquide qu'au trouve dans les ventricules n'est pas de la sérosité : c'e3t du liquide ci'phalo-rachidien , produit physiologique fiue Ton })rend a tort pour un produit d'origine pathologique.
IMacé dans la cavité sous^ai'achnoïdienne, séparé des centres i>erveux seulement par leur membrane vasculaire, la pie-mère, le liquide céphalo-rachidien remplit tout le vide qui existe eatre la moelle et le canal vertébral. Il ne faut donc pas s'en rapporter à certaines plan<^hes d'anatomie, dont beaucoup, même assez ré* centes, montrent le canal vertébral rempli par la moelle. Un espace assez considérable la sépare des parois du canal, espace d'autant plus grand que l'on considère une partie de la colonne vertébrale jouissant de mouvements plus étendus.
Au niveaudu quatrième ventricule, le liquide oéphalorachidien pénètre d'abord dans ce ventricule et se répand succe^ivement dans les autres. L'aqueduc de Sylvitis lui donne pasMge du quatrième dans le troisième; il passe de là, par les trous ds MoDro^ duos