LIQUIDE CÉPHALO-RACHIDIEN
petite quantité ; mais ii est mélangé de sang, et se trouve ainsi privé de son caractère le plus remaixjuable : celui d'être un liquide non albumineux.
On va préparer un lapin sur lequel nous essayei*ous d'en obtenir dans de meilleures conditions.
Voici un lapin sur lequel nous allons recueillir du liquide céphalo-rachidien. Notre but étant simplement d'avoir ce liquide, nous allons couper transversale* ment les muscles du cou pour avoir une plaie plus large, plus facile à observer. Notre seule précaution est maintenant d'éviter la blessure des sinus veineux, qui ferait périr l'animal par introduction de l'air dans le système veineux.
Ce petit tube efSlé , engagé sous la dure-mère , nous a permis de recueillir une certaine quantité de liquide céphalo-rachidien qu'on va vous faire passer , et que vous verrez parfaitement limpide. Nous en recueillons encore ici une autre petite quantité, toujours sans aspirer, afin d'éviter d'amasser du sang. Le tube étant eu place, vous voyez, à chaque expiration de l'animal , le niveau du liquide s'y élever un peu.
Ce liquide, chauffé, ne coagule pas; il s'est seulement un peu desséché , abandonnant sur les parois du tube une partie des sels qu'il tenait en dissolution.
Quant au liquide mêlé de sang que nous avons tout à l'heure recueilli sur le chien, vous voyez qu'en le chauiïant il nous donne un coagulum albumineux qui, bien évidemment, appartient au sang avec lequel il a été mélangé. Le liquide céphalo-rachidien renferme également du sucre, mais nous nous sommes occupé ailleurs de cette question (tome I"de nos Ijeçons de physiologie^)