ANATOMIE OPÉRATOIRE
en arrière, on aperçoit seulement la racine i)ostérieure, et au-dessous d'elle se trouve la racine antérieure, que Ton peut isoler en passant entre les deux racines un petit crochet mousse qui sera décrit plus loin (fig. 6). On soulèvera alors la racine antérieure ainsi isolée , tantôt en dedans, entre la moelle et la racine postérieure, tantôt en dehors, entre la racine postérieure et les parois du canal vertébral. L'isolement de la racine est en général {dus difficile pour les dernières paires sacrées, où Taccolement devient très intime. Il y a deux faisceaux qui constituent en général la racine postérieure, ce qui rappelle la disposition qui se rencontre normalement chez le bœuf et chez le cheval , où non-seulement la racine postérieure est multiple, mais où chacune de ses divisions porte un petit ganglion. Cette dernière disposition pourrait amener des difficultés sans causer toutefois de confusion , car il serait toujours très facile de distinguer à ces réactions sensitives une racine postérieure d'une racitte antérieure.
Chaque racine nerveuse se dirige avec celle qui lui correspond vers le trou de conjugaison, et, au niveau de celui-ci, se trouve le ganglion inter\'ertébral, immédiatement après lequel les deux racines se réunissent. Le nerf mixte se trouve ainsi constitué, non-seulement par cette union des deux racines, mais aussi parce que dans ce point les nerfs rachidiens communiquent avec le grand sympathique.
Actuellement, il est important pour nous de con* naître les paires nerveuses qui entrent dans la constitution des différents nerfs qui émanent du plexus loniU)-
B., SffT. RU?. — U 5
6fî SENSIBILITÉ KÉCDKBEHTS.
sacré, afin de pouvoir analyser les phénomène per-
veux par les troubles qu'eu apportera dans le meinl)in
QÙ les nerfs se distribuent, n y a, avons-nous dit, sept paires Ipmb^refi: 1)L
première lombaire sortant entre la première et tft seconde vertèbre lQiHt>|irâ, ç\ U septième lombaire sortimt entre ia dernière vertèbre lombaire f^ la première pièce du çaçruiU- If yasix paires sacrées: lapreipi^ sortant par le premier trot du sacrum , et la dernière paçsaqt entre le sacrum et le coccyj (queue).
La dernière paire lombaire(7) est ordinairement la plus volumineuse et l'une des plus longues ; c'est sur elle que les expériences de sensibilité récurrente sont le plus faciles à exécuter. Les racines des paires sacrées vont en diminuant de la première à la dernière.
FiG. A (1).
Le plexus lombo-sacré est constitué par les quatcâ
(1) Racines rachidiennes qui entrent dans la composition des nTfa du membre postérieur chez le chien {ce sont les quatrième, cinquiëuM. sixième et septième paires lombaires, cl première, deuxième et UDislème paires sacrées).
Le nerf crural CR provient des quatrième, cinquième et sixième pah-eii lombaires ; — le ticr[ obturateur OB, des cinquième et sixièpe |>ti|«9 Iomt>aires ; — le nerf scia (i que SC, des sixième et septième paires lombtlra, et des premières et deuxiëDie paires sKrëes.
HfATÛHIE OPÉflATOiaB. 67
derojères paires lomlmires (&, 5, 6, 7) et les deux ou Udîs premières sacrées, et principalement les deux Bineipières.
(]|^ ple:i^us lomho-s^ré émanent :
1 1^ nerf crural, à la formation c|uquel concourent [4^$ spécialement les 4% 5* et 6* paires lombaires;
2* Le nerf obturateur, q\x\ résulte particulièrement des 5* et 6* lombaires;
9* Le nerf sciatiqqe , constitué sur^put par les 6' et 7* paires lombaires et la première sacrée ;
4* \jd nerf lionteux, formé par le^ dernières paires sjlprées.
^ résulte de laque les trois premièrfis paires lombaires et le$ quatre dernières saçréçs ne concourent en rien pour donqçr le mouvement et la s^^timeut au membre postérieur. Mais si Ton veut détf^uire tout le mouvement et le sentiment dans le mqpf^bre postérieur, il faudra couper nécessairement les (m^\re dernières paires lombaires çt les deux premières^ wpyées. Lorsqu'après avoir Jinreft le canal vertébral, q^ voudra distinguer les 4ifféreDtes paires les unes des l^ipes, on pourra prendre pour point de repère la crête (otft Tos des iles, ou bien, ce gui serait plus facile , le vo][ume de la dernière paire lombaire. Cette paire , la plus volumineuse, peut en effet se reconnaître facilement et servir de point de départ pour compter les autres.
Procédé opératoire. — Le chien étant fixé sur une table, un billot placé sous le ventre pour faire saillir un peu la colonne vertébrale dans la région lombaire , on coupe les poils, piuis oïjl fait à 1^ peau une incision le long
68 SENSIBILITÉ BÉCUBBBNTE.
de la crête des apophyses épineuses. Le milieu de cette incision correspondra au niveau de la crête de l'os des iles, et sa longueur sera d'enviroDl décimètre ou un peu moins, suivant ta taille de l'animal. L'aponévrose qui recouvre les muscles du dos sera easuite divisée par une seconde incision qui pénétrera jusque sur la lame desvertèbres,en rasant la face latérale des apophyses épineuses. On écartera les muscles sur le côté autan t qu'on le pourra, de manière à mettre à découvert les lames des vertèbres et leurs apophyses articulaires. Il est quelquefois utile de se servir d'une rugine poar enlever une partie des tissus qui restent adhérents aux
Fia. 5 ()),
(i) Intlruments pour pratiquer l'ouvertvre du cattal vertébral. — S, pMile scie en cr^le de coq h son extrémité, destinée k scier les hmo vertébrales que l'on doit enlever ensuite.— A, lenaille ou cisaille destioée à oavrir ou à élargir rnuverture du canal vertébral ; les deux mort de cette tenaille se rapprochent simplement. — B.dans celte tenaille les parties tranchantes des mors se croisent comme des ciseaux. On peut, avec cet Instrument, ouvrir le canal vertébral cbez les vieux animaux, dont les os, qni sont 1res durs, ne se laissent pas scier facilement.