PROCÉDÉ OPÉRATOIRE
fournie par ud sinus veineux qui a été ouvert, je tiens, soutenue par ce fil, la racine antérieure. A peine Tai-je touchée avec le mors de ma pince, que Tanimal s'est plaint, n suffit pour cela du moindre attouchement; on n'a qu'à soulever la racine avec le fil pour qu'aussitôt ranimai se meuve et crie. Dans deux heures, cette sen* sîbilité que vous voyez bien évidente sera encore plus vive. Je pince de nouveau cette racine antérieure; les cris de l'animal nous montrent encore une fois qu'elle est sensible. La sensibilité de la racine antérieure n'est donc pas douteuse ; celle de la postérieure est plus grande, comme vous le verrez tout à l'heure, quand nous la pincerons à son tour.
Maintenant nous allons couper la racine antérieure, faisant la section dans le point où elle a été mâchée par la pince, pour conserver le plus de longueur possible aux bouts; l'animal ne témoigne pas d'une bien vive douleur au moment de la section.
Nous avons maintenant deux bouts. Je soulève avec un crochet le bout central, je le tiraille avec la pince: l'animal n'accuse aucune sensibilité.
Je saisis maintenant le bout périphérique : aussitôt que je le touche, en ayant soin de ne pas exercer de traction qui pourrait agir sur la racine postérieure , l'animal donne des signes d'une sensibilité dont les manifestations sont très nettes. Après l'avoir abandonné, nous reprenons de nouveau la racine ; tous les signes d'une douleur perçue se montrent encore dans le bout périphérique.
Du sang qui a coulé et coule encore dans la pla e nous masque la racine postérieure. Je viens cependant
74 SENSittlJTÊ feÈCtJRRfefrtt.
de raccrocher, et les cris de ce chien voiis ihdhlWtlt ëbînbiéh elle est sensible. I^aséclîbri que j'en ôpêrë âfirêi avoir passé les ciseaux dessous fJrdduit ehcofé uBé douleur vive.
Nous avons rfiairitetiatÔt i^uàffë bouts : deux appârtb-^ nànt à la racine antéribtirg, et dëlix a la racine ^é^ Heure. Nbus alldns les ifitërro^fer \H lins après lëé àlibfès, S nous n'en troiivëi^ons plus qii'(iri de èbrislblë : iie Sera lë bout ëëhtral de Id fàciiië pbstëriëuf b. L'ânîrtîal ésl fôH é^té ; les cris que liii a arrachés la sectidh de là ràëitîé ftoistëriërtre otit raméfié rhëthôrrHagie, cëbeiidàrit il é§l asïfëz facile de distirigliëf au fond de H {iJàië lès qudlrë bouts des nerfs coupés. Voici le bout fJl'riphëriqilë ififë M ràëifaë postérieure: je le |)ihcë, il est iiîsëriijiblê. Le hbut périphérique de la ràciftë MéHeurë ë§t ifisenSÎtJfô àiiisi ; le bout central de la ràcirië ilniérielirë TëSt ëifcotë; qiidnt au bout central de la racine jjostëriéUW; vous voyez qu'il est d'une extjlirÇe sensibilité.
DaiîS la pi-ochaitië séance, ncrtis cx)ntirtuéroiis à iHHer lé infime sdjet.