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que des détails anatomiques généralement admis. Je ne saurais terminer cet exposé sans vous signaler une autre opinion récemment émise sur la stnieture des nerfs par Stilling, opinion qui diifère radicalement de ce que nous avons vu jusqu'ici.
Stilling pense que le tube nerveux qui, sur l'aniiBal vivant, n'apparatt que comme une traînée transparent^ est loin d'avoir la structure simple qu'on lui reconnaît généralement ; que l'opinion qui fait de ce tube nerveux un élément anatomique tient à ce qu'on ne l'a pas oih serve avec un grossissement suffisant et à ce qu'on a négligé de le soumettre à des réactifs propres à rendre plus facilement reconnaissables les parties dont il serait constitué. Pour lui , l'enveloppe du tube n'est pas une enveloppe sans structure, et il refuse d'admettre que le eylinder aœis soit une tige pleine. Sur des pièces macérées dans l'acide chromique, il a vu ces parties composées elles-mêmes de tubes extrêmement fins. Le cylind$r axis serait formé par deux tubes emboîtés, d'où partiraient des ramifications transversales s'étendant vers la gaine, et s'anastomosant avec les tubes innombrables dont l'accolement formerait cette gatne.
La disposition qu'il signale se voit bien sur ses pré* parations. Doit-on la regarder comme normale, ou faut-il admettre , avec quelques anatomistes, que cette apparence est due au réactif qui produit des coagu* lations, des racornissements simulant des divisionSi et une structure complexe dans deux parties amorphes et homogènes.
Bien que Topinion de Stilling soit, au point de vue
LA FIBRE NERVEUSE. li^
aoatoniique, complètement difléreute des idées aujourd'hui reçues, elle ne change rien à Tidée générale que ToD se fait de Félément nerveux au point de vue physiologique.
Je n'insiste pas davantage aujourd'hui sur cette divergence, que nous aurons peut-être occasion de discuter plus tard.
Dans la prochaine séance , nous nous occuperons dea propriétés physiologiques et fonctionnelles des nerfs moteurs.