‹ Leçons sur la physiologie et la pathologie du système nerveuxChapitre 53 sur 136 · COURANT NERVEUX · texte numérisé non relu

COURANT NERVEUX

vement Taiguille d'uu galvanomètre. Je vieus mainte* nant de vous parler d'un courant électrique propre au nerf moteur. Il me reste à établir que ces deux manifestations électriques sont pbysiologiquement distinctes Tune de l'autre, que ce sont deux phénomènes indépendants; c^est le curare qui me permettra encore de vous donner la démonstration de ce fait bien remarquable.

Ce que Ton a nommé le courant propre de la grenouille est donc une propriété du nerf. Quant au courant musculaire, il est dirigé de ia surface non coupée à celle qui Test, de la coupe longitudinale à la coupe transversale. C'est un phénomène distinct du précédent. Ce courant musculaire, nous pouvons cependant Tutiliser pour produire des contractions. Pour cela il faut, ainsi que vous le savez déjà, avec le nerf du membre que nous voulons faire contracter, autrement dit avec la grenouille galvanoscopique, toucher à la fois la surface musculaire coupée et la surface longitudinale de ce muscle, de façon à mettre le nerf dans le trajet du courant. Le membre peut alors se contracter, quoique isolé dans un tube de verre, parce que c'est le courant musculaire qui excitera le nerf et fera contracter le membre.

Je viens de vous dire que l'on pourrait, au moyen du curare , montrer qu'il y a de l'électricité dans le nerf, quil y a aussi dans le muscle une propriété électrique, et que ces deux manifestations physiques sont complètement indépendantes l'une de l'autre.

En effet, si l'on empoisonne une grenouille, on voit Ueutôt après que ses muscles ont conservé leurs pro-

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