TREIZIEME LEÇON
4 FiYJklES 1857.
SOMMAIRE : Racines sensitives. — Leurs caractères anatomiques. — Ganglion intervertébral. — Expériences sur le rôle physiologiqiie dci ganglions intervertébraux*
Messieurs ,
IjCs racines sensitives rachidiennes, dont nous allom maintenant nous occuper, sont, comme les racines motrices auxquelles elles sont toujours associées, au nombre de 31 paires chez Thomme. Elles naissent de la partie postérieure de la moelle pour se réunir bientôt aux ra* cines antérieures. Leur volume est variable suivant la région dans laquelle on les examine et suivant les animaux. Un fait intéressant pour le physiologiste est le rapport de leur volume à celui des racines antérieures. Ce rapport, sensiblement constant chez un môme individu, chez une môme espèce, peut varier considérablement d'une espèce à l'autre. Pour ne vous citer que deux cas pris dans les extrêmes , nous vous rappellerons que, chez l'homme, les racines postérieures, sensitives, sont généralement plus volumineuses que les racines antérieures, tandis que le contraire a lieu chez la grenouille, par exemple. Il peut donc, suivant les espèces, y avoir prédominance de l'un des éléments nerveux sur l'autre.
Les nerfs sont, vous le savez, constitués par l'acoole* ment de tubes nerveux élémentaires de deux sortes : les uns fins, les autres plus volumineux. Dans les nerb