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SUR LES MOUVEMENTS DU COEUR

être tout à fait indépendantes de celles qui portent sur la pression artérielle ; que dans les déperditions sanguines, par exemple, il arrive le plus ordinairement que la pression constante diminue tandis que l'oscillation cardiaque augmente d'étendue, le contraire ayant lieu dans la plé* thore, ou lorsqu'on opère la transfusion du sang.

Dans les différents points du système artériel, la pression constante est sensiblement la même, tandis que la pression cardiaque diminue à mesure que Ton s'éloigne du cœur.

Mais, comme lorsqu'on applique cet instrument, aussi bien que les instruments manométriques ordinaires sur deux artères successivement, on modifie les phénomènes de la circulation par le fait seul que l'on a lié un pre^ mier vaisseau avant d'agir sur le second , nous avons imaginé un autre instrument qui donne simultanément la pression dans deux vaisseaux également ou inégalement distants du cœur. Cet instrument (fîg. &2), hémomètre différentiel, ne donne que les différences de pression. Or, on voit que ces différences, nulles pour deux vaisseaux également distants du cœur, deviennent d'autant plus grandes que l'on compare deux vaisseaux plus in^alement voisins du cœur. On trouve alors un excès de pression pour le vaisseau le plus rapproché du cœur, quoiqu'ils soient tous deux du même calibre comme les artères carotides et crurales, par exemple.

Nous allons maintenant vous rapporter une expérience qui vous montrera nettement les résultats que l'on peut obtenir avec le cardiomètre mentionné plus haut (fig. ki).

383 tMFLUENCE DES KEBFS SEffSITIFS

Eœp. — Sur un cheval,on découvrit l'artère oarotide et la voinejugulaire du cdté gauche. On choisit un petit

FlG. Û2 (1).

rameau carotidien qui va se ramifier dans le muscle

(1} L'hémomèire diOërentiel as conpoK d'un tube g k deux brancItEt égales CI fixé sur une plancheite. Aux deux extrëmités «oai placé» de> robiDeub6, pulides lubesdeguiia-perchaoudeplombcclongtctaMiui

sua LA PRESSION YASGULAIAB. 388

sterno^^mastoïdien et à sa naissaiice sur Tarière carotide, on introduisit le tube du cardiomètre. On obtint, comme pression constante, une colonne de mercure de 110 millimètres (l'animal étant très calme). Puis, à chaque contraction du cœur, la colonne merourielle montait à 175 millimètres, de sorte qu'il y avait iiO millimètres pour kl pression constante, ou pression artérielle, et 65 millimètres pour l'impulsioB da cœur. Voici, du reste, la série de qudqiies obsehrations :

Animal calme*

Preition maximum*

ImpoltioB cardiagoi,

Un pea d*agitation • • • • ^ • On arrête la circulation dans la veine jugulaire en la pressant 120 190 70'

on lâcha la veine, et on pressa l'artère au-dessus du point où était placé le cardiomètre. On eut :

Preiston Pression Impulsion

minimom. maximum. cariisqne.

On observa ces résultats plusieurs fois.

de 1*,50 environ, afin de pouvoir atteindre aux artères des extrémités da corps d*un animal assez voluinkieux; Chacun de ces tubes flexibles est terminé par un tube métallique dd mr lequel se fixe un autre tube métallique ee qui doit être mis en communication avec le vaisseau dans lequel on veut observer la pression.

On peut ainsi placer les deux tubes extrêmes ee dans deux vaisseaux inégalement éloignés du cœur, et le sang pressant départ etd*autre dans les tubes remplis de carbonate de soude, doit laisser le mercure en o s*il y a égalité de pression, ou donner une élévation de pression qui exprime exactement la différence de pression entre les deux vaisseaux. Quand on veut mesurer la différence de pression qui existe entre le bout central et le bout dériphÂique du même vaisseau, on fait usage de deux tubes •Mdés Tan contre Tautre; — /*/, extrémités du tube double qui doivent être fixées dans le vaisseau ; — 1 1 , autre extrémité du tube qui doit être ajoatée dans cbacun des tubes de rappareil.

Pression

PrtssioD

minimuoi.

noximum.

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