‹ Leçons sur la physiologie et la pathologie du système nerveuxChapitre 78 sur 136 · SUE LA PRESSION VASCULAIRE · texte numérisé non relu

SUE LA PRESSION VASCULAIRE

très calme et ayant la tète haute , puis cette pression descendit à 85, 80.

Alors on pinça le nerf récurrent : Tanimal flt en même temps un mouvement de la tête, provoqué ou accidentel, et aussitôt la pression monta de 80 à 115.

L'animal redevint calme, et la pression redescendit à 80.

Puis ce cheval exerça seulement avec les mâchoires quelques mouvements de mastication, et la pression remonta d'abord à 95, puis jusqu'à ISO. Ensuite le repos étant revenu, la pression redescendit à 85, 75, 65.

À ce moment, Tanimal fît un mouvement accidentel du cou et de la tête , mouvement que n'avait provoqué l'excitation d'aucun nerf, et aussitôt la pression remonta brusquement à 130. Puis l'animal redevenant calme, la pression revint à 80.

Alors l'animal fatigué laissa tomber sa tête et on vit, à mesure que la tête s'abaissait, la pression baisser dans l'ordre qui suit :

On pinça alors le bout central du facial coupé. Aussitôt ranimai redressa la tête par suite de la douleur, et la pression remonta à 110. L'animal redevint calme: la pression redescendit à 60, puis à 50, puis à &5, puis à ko et à 35 à mesure que l'animal baissait la tête, paraissant s'endormir. L'animal ensuite relevant brusquement la tête, la pression remonta subitement à 130.

D'après cette expérience, on voit que la pression du sang dans le système veineux dépend exclusivement des

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mouvements qui s'accomplissent dans les parties d'où provient cette veine. Le pincement des nerfs ne paraît y déterminer aucune modification, à moins qu'il n'amène en même temps un mouvement dans la partie d'où provient la veine. Nous savons qu'il n'en est pas de mômct pour la pression artérielle , qui peut se trouver modifiée, ainsi que nous l'avons vu , par le seul attouchement d'une racine rachidienne qui n'a cependant déterminé aucune manifestation douloureuse ni aucun mouvement appréciable.

Cette différence prouverait encore que l'influence des nerfs, qui retentit si fortement sur le cœur, ne fait pas ressentir ses effets au delà du système artériel.

Ecop. (13 septembre 1847). — Sur un lapin de taille moyenne, on appliqua le cardiomètre sur l'artère carotide. La pression constante ou minimum était de 95, et la pression maximum de 100, ce qui faisait que les oscillations du cœur n'avaient pas plim de 6 millimètres: le plus grand nombre n'allait même que de d à &. On voit ainsi que 95, qui était la pression constante du système artériel, diffère peu de la pression du cheval, tandis que l'impulsion cardiaque n^est représentée cbe^ le lapin que par 5 millimètres et offre une différence énorme avec les pulsations du cheval, qui sont environ de 80 millimètres. C'est donc, chez les animaux de volume différent , surtout la pression cardiaque qui varie bien plus que la pression artérielle.

Toutes les fois qu'on produisait une douleur, en pinçant soit un nerf sensible , soit la peau de l'oi^tlle, il y avait ua abaissement subit de lacoloune mercurielle tom-

Sm LA PBESSION CARDIAQUE. 287

bant de 100 millimètres à 75, comme si celle douleur suspendait momentanément Taction du cœur. Puis, après quelques secondes, se manifestait une élévation dans la colonne mercurielle. (Quelquefois l'abaissement de la colonne mercurielle succédait à un simple mouvement volontaire de TanimaK)

On apercevait aussi parfois dans le cardiomètre d'autres mouvements qui paraissaient produits par la respiration.

Quand on pinça le ûlet du sympathique qui unit le ganglion cervical supérieur avec l'inférieur, on ne produisit absolument rien sur le cardiomètre, et la pression resta la même.

Eœp. (8 septembre 1847). — Sur un chien adulte, d'une taille au-dessous de la moyenne, la colonne vertébrale ayant été ouverte comme à l'ordinaire, deux racines rachidienues furent mises à nu. L'animal avait perdu une assez grande quantité de sang, et il se trouva CQDsidérablement affaibli à la suite de l'opération, au point que Ton sépara les racines antérieures des racines postérieures sans que Tanimal éprouvât une vive douleur.

On appHqua alors le cardiomètre sur la carotide : on avait comme pression constante 100 , et des pulsations excessivement petites qui n'avaient pas plus de 3 à 4 millimètres de hauteur.

Alors on pinça une racine antérieure, et on obtint les résultats suivants :

Mialmnin. MastaaiB.

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