‹ Leçons sur la physiologie générale et comparée du système nerveux, faits au Muséum d'histoire naturelleChapitre 31 sur 36 · DE LINSTINCT ET DE L INTELLIGENCE · texte numérisé non relu

DE LINSTINCT ET DE L INTELLIGENCE

par Bonnet, et enfin apparaissent les travaux de F. Cuvier et de M. Flourens, gui donnent des bases désormais solides à celte partie de la physiologie. Il faut bien le dire, en effet, l'étude de l'intelligence et de l'instinct fait partie delà physiologie expérimentale, et c'est seulement en s'appuyant sur les faits expérimentaux qu'elle peut réaliser quelques progrès sérieux.

11 m'est impossible, vous le comprenez, de faire une étude physiologique complète de l'instinct et de Pintelligeuce ; il me faudrait pour cela y consacrer un cours tout entier, et je ne puis qu'esquisser les traits les plus saillants du sujet. Je dois donc me bornera vous dire quelques mots de trois des questions principales qui se rattachent à cette étude.

1° Quels sont les caractères qui distinguent l'instinct de l'intelligence ?

2° Les animaux n'ont-ils que de l'instinct, ou bien sont-ils doués aussi d'intelligence?

3° Enfin, quelles sont les différences qui peuvent exister entre l'intelligence de l'Homme et celle des animaux?

A. Distinction entre l'instinct et l'intelligence. — L'instinct existe chez l'Homme et chez les animaux, mais sa définition est assez ditiicile à formuler. «C'est, dit Dugès, » une disposition organique, tenant à la conformation » interne ou externe de l'espèce et produisant des actes » réguliers mais nou raisonnes, et souvent irrésistibles, » involontaires même, quoique exécutés par les muscles » ordinairement soumis à l'empire de la volonté.» Je crois que cette formule pourrait se réduire à ceci : L'instinct est une tendance innée à accomplir certains actes non raisonnés, souvent compliqués et souvent irrésistibles. J'ai à peine

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besomd'frjoularqiw cette formate n'eat pu eomplèiemeot ^tiifaiwata, otr^ltealetort de Rappliquer à dm mtm qui ne *o»t peut-être put du domaine<de« phéootnètm m» iimçtif&, Où finissent le» actions réflexes aenaiOvo-motric* directes ou indirectes? Od commencent les pkéoomèoa i^UwUfaîC^Hauuedea grande* difficultés de l'éto* de l'instinct, et la définition de Dugès ne nom donne w* yw moyen de la surmonter. Les paupière» se rapproche* «I moment où Von Rendort ; l'entant nouveau-né km iea m ww au mèo» moment ; roiaeau cache a tôteaon son aile;drt-eel4d# Viwtmelî Povr iMi^ne tooroâp«; «(cependant la définrtioo m qnwliwi tfappliqiii éi*ment h oe» phénomènes. 11 y a peut-être un paange pt> gressif des actes seusitivo-moteurs aux actes instinctive la limite qui te» sépare les uns des autres ett, comme je le disais tout à l'heure, des plus difficiles à tracer.

Quoi qu'il en soit, on range généralement les instincts en trois classes, suivant qu'ils se rapportent à la conservation de Vindividu, à la conservation de l'espèce, oui rapports de l'animal avec les autres animaux. Disons qd mot de chacune de ces classes. Parmi les instincts relatifs à la conservation de l'individu, il faut insérât celui qui préside au choix des aliments, qui naît t*c Tanimal, et subit, lorsqu'il le faut, des variations en rapport avec les métamorphoses. Le Têtard est frugivore, mais lorsque l'animal est arrivé à son développement, lorsqu'il est devenu Grenouille, il est Carnivore. Le contraire se montre chez certains Insectes qui, à l'état de larves, vivent de matières animales que leurs parents ont prépara pour eux, comme je vous l'ai montré pour le Spbei, et qui, à Tâge adulte, deviennent frugivores. L'animal oe*

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