‹ Leçons sur la physiologie générale et comparée du systéme nerveuxChapitre 40 sur 49 · TRENTE-TROISIÈME LEÇON · texte numérisé non relu

TRENTE-TROISIÈME LEÇON

20 août i86A.

Notions générales sur l'anatoroie du système nerveux des Ariiculés pnw prement dits et des Annelés ou Vers. — - Système nerveux de la m animale et système nerveux de la vie organique. — Physiologie de ces deux divisions du système nerveux.

Nous arrivons à rembranchement des Annelés ou Entomozoaires. On a divisé cet embranchement en deux sousembranchements : Les Arthropodaires ou Articulés proprement dits et les Annelés ou Vers^ dont plusieurs naturalistes font un type tout à fait distincL Je veux vous dire quelques mots sur la disposition et la structure du système nerveux dans les principaux types de ces sous-embraochements, avant d*en venir aux considérations générales que je dois vous présenter sur les fonctions d'innervation de ces animaux.

SmM-eoibnineheiiient des Anaelés ou Ter*.

Las Annelés sont divisés par M« Milne Edwards eu Rotateurs^ TurbeHariés^ Cestoides^ Nématoïdes et Annélida.

SOUS-EMBRANCHiniENT DES ANNBLÉS. 767

Voyons rapidement la disposition du système nerveux dans chacune de ces classes.

A. Rotateurs. — Ces animaux ont une organisation trèssimple qui les avait fait ranger parmi les Infusoires; mais on a découvert qu'ils offrent ^es complications organiques d'une nature telle, qu'on a dû les ranger dans le sousembranchement des Ànnelés. Certains animaux de cette classe, les Rotifères par exemple, sont bien connus de tous, grâce aux expériences de Spallanzani. Certaines espèces vivent dans les mousses humides ou sur les toits : ces Rotifères peuvent être desséchés soit à Tair libre, soit dans une étuve sèche, soit même dans le vide, et ils reviennent peu à peu à la vie lorsqu'on les met au contact de Teau. Leur système nerveux a été décrit par Ehrenberg, puis par M. Oscar Schmidt, et avec plus de précision encore par M. Leydig.

Ce système nerveux consiste uniquement en une masse ganglionnaire, quelquefois formée de deux parties, située sur le pharynx et n'envoyant jamais de prolongements autour de l'œsophage pour constituer un collier. D'ailleurs cette masse est constituée par de la substance amorphe, au milieu de laquelle se trouvent des cellules qui donnent naissance à des fibres se distribuant à diverses parties du corps.

B. -^ Turbellariés. Cette classe nous présente comme types principaux : i* les Planaires, dont le corps est couvert de cils vibratiles, dont le tube digestif est ordinairement muni de prolongements latéraux plus ou moinsramifiés, et dont la reproduction se fait suivant des modes assez variés; "i"" les Distomes, dont le corps n'est pas couvert de cils, et qui forment avec d'autres Helminthes la sous-classe des Tré-

matodes: nous devons ranger parmi les Distomes ia Douve du foie [Distoma hepaticum). Ce sont des animaux d'une organisation encore peu élevée, qui se présentent sous la forme de corps aplatis on cylindroïdes, allongés, dont les deux extrémités sont souvent obtuses, l'une d'elles cependant étant parfois atténuée, pointue. Ils ont une ventouse placée plus ou moins en arrière delà ventouse buccale ; ils ont les intestins tantôt simples, tantôt ramiGés.

Les Planaires ont été étudiées par M. de Quatrefages et M. Blanchard, au point de vue du système nerveux. Bien des auteurs avaient méconnu le système nerveux de ces animaux. Dugès avait décrit leurs ganglions cérébroïdes comme un cœur, et il disait même y avoir distingué des mouvements de systole et de diastole. M. de Quatrefages a constaté Texistence d'un ganglion formé de deux petites masses nerveusesaccolées sur la ligne médiane. Ce ganglion bilobé, placé à la partie antérieure du corps, donne des filets assez gros qui se dirigent en arrière, et vont presque jusqu'à l'extrémité du corps, sans offrir de ganglions.

C. Ceslotdes. — Ce sont encore des animaux bien inférieurs, qui vivent en parasitesdans les organes et les viscères d'autres animaux. Ce sont les Ténias, les Bothriocéphales et les larves de diverses sortes de Ténias, c'est-à-dire les Cœnures, les Échinocoques, les Cysticerques. Je ne veux pas vous faire l'histoire des métamorphoses que subissent ces Vers intestinaux, ce qui nous entraînerait bien loiu de notre sujet. La plupart des auteurs sont d'accord pour refuser un système nerveux à ces animaux. M. Blanchard a pourtant décrit un système nerveux chez plusieurs Cestoûies. Je crois que c'est là un sujet qui demande de

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