‹ Leçons sur la physiologie générale et comparée du systéme nerveuxChapitre 41 sur 49 · SOUS-EMBRANGUEMENT DES ANNELÉS · texte numérisé non relu

SOUS-EMBRANGUEMENT DES ANNELÉS

nouvelles recherches. Cependant je ne puis m'empècher de dire que j'ai, comme bien d'autres, cherché avec soin s'il existe réellement des parties pouvant être rattachées à un appareil nerveux, et que mes recherches ont toujours eu un résultat négatif.

D. Némaidides. Cette classe est très-considérable ; c'est à elle qu'appartiennent: les Ascarides, lesÊchinorhynques, les Strongles et les Pilaires. Parmi ces derniers se trouvent les Dragonneaux ou Pilaires de Médine, qui pénètrent sous la peau de l'Homme et s'y développent, en atteignant une longueur considérable. Des faits de ce genre se produisent surtout sous la zone torride.

M. Blanchard a signalé chez ces animaux un système nerveux très-simple , consistant essentiellement en quatre petites masses ganglionnaires dont deux sont accolées l'une à l'autre, du côté droit de l'œsophage, et dont les deux autres sont disposées de même du côté gauche de ce canal. Les deux ganglions d'un côté seraient reliés à , ceux de l'autre côté par deux filaments dont l'un passerait au-dessus de l'œsophage, Tautre au-dessous, formant ainsi un collier œsophagien. Cependant l'existence d'un système nerveux est encore douteuse, malgré les recherches de cet auteur, et malgré la description détaillée qu'en a faite M. Meissner chez le Mermis et le Gordius ; les investigations de M. Ant. Schneider, confirmées par celles de M. Leydig, montrent en effet que les parties désignées ainsi par M. Meissner, ou bien n'existent pas, ou bien ne sont que des muscles. Toutefois , disons que les recherches très-récentes sur le Pilaire du cheval, faites par M. Schneider, tendent à faire admettre qu'il y a un système nerveux offrant une certaine analogie avec ce qu a décrit M. Blanchard.

TQLPlAlf. — PBTS. DU STST. IIERT. 49

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E. Annéltdes. Nous arrivons enfin aui Ânnélides (Ver de terre, Sangsue, etc.), qui possèdent un système nerveux très-net et mèm^ très-compliqué. Nous trouvons, en effet, outre une chaîne ganglionnaire de la vie animale, un système sympathique. Il nous est impossible d'entrer dans des détails ; le temps nous presse, et je ne puis que vous renvoyer aux beaux travaux de M. de Quatrefages sur les Némertes, sur rEunice sanguine, sur les Hermelles, sur la Néréide royale : vous y tix)uverez de savantes descriptions accompagnées de dessins très-remarquables.

Ici commence à s'accuser complètement le type du système nerveux desÂnnelés. Nous trouvons, en effet, une chaîne ganglionnaire ventrale reliée par un collier oesophagien à des ganglions sus-<Bsophagiens plus ou moins coalescents, qui sont les ganglions cérébroïdes. D'autre part, il y a un système sympathique extrêmement riche chez plusieurs espèces ; il y a de nombreux ganglions fournissant de trèsnombreux filets nerveux. ChezXsi Néréide royale^ la Nephtys bmoniensis^ la Glycera albieans^ par exemple, ce système est certainement plus développé non-seulement que chez les Annelés supérieurs, mais même que chez un grand nombre de Vertébrés, ainsi que vous pourrez vous en convaincre eo jetant les yeux sur les figures données par M« de Quatre-

Quant à la structure du système nerveux des Anoélidesi vous trouverez de précieux renseignements dans les travaux de M. Lockhart-Clarke et de M. Faivre. Ce dernier a fait connaître les travaux de ses devanciers et les a complétés dans une large mesure.

•#na-eailiranckciiieii« de« Araénlés |pro|prcàiea« «Ht».

Au-dessus du sous-embranchement des Annelés se

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place celui des Articulés proprement dits, comprenant les Myriapodes, les Arachnides, les Crustacés et les Insectes. Il m'est impossible malheureusement d'exposer en détail les nombreux et intéressants faits analomiques que des travaux poursuivis avec persévérance depuis Swammerdam et Lyonnel jusqu'à nos jours nous ont fait connaître, relativement à la disposition du système nerveux de ces animaux. Parmi ces travaux, ceux de Newport sur le système nerveux des Myriapodes, des Insectes et des Arachnides, mériteraient surtout de nous arrêter ; mais je suis contraint de marcher rapidement, et je ne puis que vous donner un aperçu général de l'état actuel de nos connaissances sur ce sujet.

Ce système nerveux, chez tous ces animaux, comprend une partie destinée surtout à la vie animale et une partie destinée à la vie organique.

Â. Système de la vie animale. Le type théorique s'appliquant à tout lembranchement est le suivant. Une double chaîne de ganglions règne dans toute la longueur du corps au-dessous des organes de la nutrition. Les ganglions de chaque paire sont reliés Tun à l'autre par uqe commissure transversale, et les ganglions situés du même côté de la ligne médiane sont unis les uns aux autres par un con^ nectif longitudinal Ces ganglions envoient des filets surtout aux muscles qui meuvent les organes de la locomotion. Cette disposition typique existe chez les Crustacés inférieurs, comme les Talitres (Milne Edwards et Audouin), chez les Hermelles (de Quatrefages), et elle se retrouve chez les Crustacés supérieurs pendant la période embryonnaire (Rathke). Outre ces ganglions, il y en a dedx autres, situés au-dessus de l'cesophage^ qui donnent des filets aux

organes des sens et à plusieurs des appendices cépbaliques. Ce sont les ganglions cérébroïdes, réunis Tun à l'autre par une courte commissure et reliés aux premiers ganglions sous-œsophagiens par deux bandes nerveuses, cet ensemble constituant le collier œsophagien.

Dans la presque universalité des Articulés, les deux gangPions cérébroïdes se rapprochent , se soudent , mais en présentant encore des indices plus ou moins manifestes de leur séparation typique ; et de même les ganglicos de la chaîne abdominale venant se réunir l'un à l'autre sur la ligne médiane, ne constituent le plus souvent qu'une seule masse ganglionnaire, tandis que les connectifs longitudinaux restent encore disjoints, offrant un témoignage persistant de la duplicité fondamentale. Chez rËcrevisse, les ganglions sont encore bilobés au moins dans la partie antérieure du corps.

On voit de plus fréquemment quelques-uns des ganglions situés les uns derrière les autres, arriver au contact, entrer en coalescence et constituer des masses ganglionnaires d'ua volume plus ou moins considérable. Cette concentration se produit chez un bon nombre d'Insectes, par suite des métamorphoses, chez les Papillons, par exemple. Mais die n'est nulle part aussi manifeste que chez certains ordres de Arachnides ou des Crustacés. Chez les Arachnides pulmonaires, tels que la Mygale, toute la partie sous-œsophagienne de la chatne ganglionnaire est réduite à une masse ganglionnaire relativement volumineuse et située dans lecéphalolborax ; taudis que cette chatne conserve sa constitution chez les Arachnides à abdomen annelé comme les Scorpions. Il en est de même chez les Crustacés Braebyures (Crabe) et chez \& Macroures (É€revisse).Chez laplupartdes premiers, la chaîne

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