‹ Leçons sur la poésie sacrée des hébreux (volume 2)Chapitre 5 sur 39 · DU TRADUCTEUR. XI · texte numérisé non relu

DU TRADUCTEUR. XI

d'Aristote , de Cicéron , de Quintilien , de Longin , notre illustre auteur réunissait en un degré très-éminent , le jugement le plus droit et le plus sage , une sagacité singulière à l'aide de laquelle il sut découvrir des rapports entre des objets qui , aux yeux d'un observateur ordinaire , auraient paru entièrement dissemblables , une finesse de goût exquise , et surtout cet esprit religieux qui , dans l'examen des chefs-d'œuvre des poètes sacrés , ne lui permit jamais d'oublier qu'ils étaient l'ouvrage , non des hommes , mais de l'inspiration divine. Telle sera , nous n'en doutons pas , l'impression que la lecture du livre de M. Lowth produira dans tous les esprits.

Ce livre , même avant d'être imprimé , mérita à son auteur la réputation la plus brillante et de hautes dignités (1) ; les Levons qui le composent , et que M. Lowth

(1) Robert Lowth naquit à Winchester, en 1710, et devint successivement professeur de poésie à l'université d'Oxford , archidiacre de Winchester, évoque de Limerick, de Saint- David , d'Oxford , et enfin de Londres. Mais la douleur que lui causa la mort de ses deux filles l'empêcha d'exercer les fonctions de cette dernière dignité. Outre ses Leçons sur la Poésie sacrée des Hébreux , qui parurent pour la première fois , à Oxford , en 1753 , il a publié une courte réfutation du système de François Hare , évêque de Chichester , sur la versification des Hébreux , et un discours latin , prononcé en 1751, en l'honneur des bienfaiteurs de l'université d'Oxford, pour remplir la fondation annuelle faite par M. Nathanaël Crewe, évêque de Durham. Ces deux opuscules se trouvent à la suite des Leçons sur la Poésie sacrée , dans plusieurs éditions. On lui doit encore une traduction anglaise du prophète Isaïe , enrichie d'un discours préliminaire et de notes ( Londres , 1778 , in-W ) ; une grammaire anglaise qui passe pour excellente , et qui a été traduite en français par M. le chevalier de Sauseuil ( Paris, 1783 , in-13 ) ; enfin des poésies latines et anglaises. Pour faire connaître à nos lecteurs le talent poétique de M. Lowth, et les mettre à portée de voir combien il a su profiler des modèles qu'il avait étudiés avec tant de soin , nous avons conservé dans notre ouvrage tous

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