SYPHILIS DES GANGLIONS LYMPHATIQUES
tiques afférents. Le tissu réticulé de la substance caverneuse montrait aussi des mailles extrêmement agrandies et remplies de ces cellules. Les canaux lymphatiques du centre du ganglion, après l'action du pinceau qui les débarrasse des cellules libres qui les remplissaient, étaient extrêmement élargis ; les sinus lymphatiques avec leurs cloisons et les mailles du tissu caverneux lymphatique paraissaient vides ou plus ou moins remplis de cellules.
Partout où l'on trouvait sur une coupe un îlot de tissu réticulé fin, il y avait autour de lui des mailles énormes de tissu caverneux, et les sinus et voies lymphatiques étaient distendus démesurément. Ces cavités, plus ou moins débarrassées de leur contenu, montraient en place les grandes cellules endolhéliales gonflées, granuleuses, possédant un ou plusieurs noyaux ovoïdes, en même temps que des cellules lymphatiques normales. Le protoplasma grenu des grandes cellules était tantôt globuleux, tantôt allongé, un peu aplati parfois, et souvent il envoyait des prolongements anguleux. Souvent aussi ces cellules étaient irrégulièrement pavimenteuses, à bords mousses, forme qu'elles devaient à leur aplatissement réciproque par compression.
Il y avait donc là une inflammation catarrhale de toutes les voies lymphatiques contenues dans le ganglion, inflammation consécutive à la même lésion des vaisseaux lymphatiques afférents, et ayant pour origine les lésions syphilitiques du foie et de l'estomac. Il est certain qu'il s'agissait bien là d'une inflammation du revêtement interne des voies lymphatiques, et que les grandes cellules gonflées qui les remplissaient n'avaient pas été simplement transportées, mais qu'elles s'étaient réellement formées surplace dans le ganglion, soit aux dépens des cel-