GOMMES DU REIN
y considérer trois zones : 1° une première zone périphérique inflammatoire dans laquelle le tissu conjonctif infiltré de petites cellules séparait les tubes, les glomérules et les vaisseaux du rein ; 2° une zone moyenne dans laquelle le tissu conjonctif prédominait, mais où l'on voyait encore les glomérules et quelques tubes écartés les uns des autres et étouffés par le néoplasme ; 3° enfin, au centre du tissu fibreux, contenant de petites cellules atrophiées et granuleuses. Là encore, on reconnaissait, de distance en distance des glomérules atrophiés et fibreux. A l'œil nu, le centre des gommes était jaunâtre, tandis que la périphérie était grise, plus ou moins congestionnée au contact du parenchyme rénal.
J'ai eu l'occasion d'examiner avec M. Coyne un autre fait du même ordre, que M. Cûffer (1) a présenté à la Société anatomique et dans lequel il n'y avait qu'une gomme assez volumineuse et homogène, grise, dans toute son étendue.
Tûngel, Lancereaux, Lailler, Axel Key, etc., ont publié des observations analogues.
La néphrite interstitielle simple, sans production gommeuse, et les cicatrices de la surface du rein ont été observées par M. Lancereaux et rapportées par lui à la syphilis.
Les symptômes qui se rapportent à ces lésions sont la cachexie et l'albuminurie plus ou moins abondante avec son coi tége habituel d'accidents.
Mais alors même que l'albuminurie pourrait être mise en toute certitude sur le compte de la syphilis, on ne
(l) Bulletins de la Société anatomique, 1873.