ALTÉRATIONS DES COUCHES ÉPIDERMIQUES
noyau et la partie solide de la cellule (voyez A, fig. 2). Le noyau peut s'atrophier, s'aplatir; la cavité creusée au milieu de la cellule contient avec ce noyau plus ou moins
Fig. 2. Schéma des altérations de l'épiderme, d'après M. Lcloir.
atrophié quelques granulations ; d'autres fois le noyau est volumineux et bourgeonnant, et la cavité peut contenir deux, trois noyaux ronds et granuleux.
Sur les sections très-minces de l'épiderme ainsi altéré,
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le contenu de la cavité peut avoir disparu, entraîné par le liquide de la préparation (voyez A, fig. 2) ; on retrouve parfois le noyau à cheval sur le bord du cadre de la cavité, comme cela a lieu par exemple dans les préparations du cartilage.
Lorsque plusieurs cellules voisines les unes des autres subissent cette même lésion, elles se présentent comme une série de cavités limitées par un bord plus ou moins mince qui est le vestige de leur substance lamellaire solide. M. Leloir, qui a le premier décrit et exposé cette formation cavitaire à la Société de biologie [Gazette Médicale, nos 18 et 24, 1878), d'après des pièces de végétations syphilitiques, que nous avions examinées ensemble, a comparé l'aspect des cellules épidermiques creuses à celui des cellules végétales ; la comparaison est très-juste, et il existe une grande analogie entre le tissu épidermique ainsi modifié et le tissu des végétaux. Le protoplasma solide de la cellule forme l'enveloppe mince d'une cavité contenant un ou plusieurs éléments arrondis et granuleux (B, C), à côté de ces cellules on trouve des cavités plus grandes contenant un nombre plus ou moins considérable de globules de pus (D, fig. 2). Tout porte à croire que ces cavités plus grandes résultent de l'ouverture, les unes dans les autres, de cellules creuses. On voit, en effet, assez souvent un réticulum formé par des parois de cellules traversant une cavité pleine de globules de pus, réticulum et cavités semblables à celles que j'ai décrits autrefois dans la pustule variolique (1) ; delà paroi de ces cavités partent des cloisons incomplètes qui ne sont autre chose que les débris de parois de cellules cavitaires.
(1) Journal de VAnalomie de Robin, 1er mars 1866.