‹ Leçons sur la syphilis [electronic resource]Chapitre 66 sur 149 · TRAITEMENT DES PLAQUES MUQUEUSES · texte numérisé non relu

TRAITEMENT DES PLAQUES MUQUEUSES

Les plaques muqueuses de la bouche, des lèvres, de la langue et de la gorge, bien que moins exubérantes que celles de la vulve, sont habituellement plus tenaces. De l'aveu de M. Fournier, le traitement mercuriel employé seul, n'agit pas sur elles, et il est nécessaire d'user en même temps de cautérisations. M. Fournier conseille le nitrate acide de mercure, comme caustique. Si vous l'employez, Messieurs, il faut agir avec la plus grande précaution, car en touchant avec ce liquide caustique les parties malades sans avoir soin d'imbiber très-discrètement le pinceau, de l'égouter, vous pourriez exposer vos malades à une intoxication mercuriel le qui peut succéder, et non sans gravité, à un seul attouchement.

Pour ces plaques muqueuses delà seconde et de la troisième année de la syphilis qui siègent à la langue ou à la gorge, qui sont végétantes, saillantes, hyper trophiques et dures,, couvertes de couches cornées ou blanches, ou pour celles qui, sans donner lieu à un relief sensible, ne s'en accompagnent pas moins d'une sclérose du tissu conjonctif de la muqueuse, il faut les attaquer par un caustique plus énergique, et qui pénètre plus profondément que le nitrate d'argent. Nous nous sommes servis plusieurs fois avec succès, à cet effet, de l'acide acétique qui imbibe profondément les couches de tissu conjonctif enflammé sousjacentes à Fépithélium.

De l'opportunité des opérations chirurgicales dans la svphilis secondaire. — Vous m'avez plusieurs fois entendu, Messieurs, dans le cours de ces leçons, vous parler de l'ablation de chancres indurés, de plaques muqueuses de la vulve, des grandes et petites lèvres, de l'ablation des amygdales, etc. Cependant vous n'ignorez pas la répugnance que manifestent

Page 1