‹ Leçons sur la syphilis, faites à l'Hôpital de LourcineChapitre 100 sur 148 · GOMMES SYPHILITIQUES OU CERVEAU · texte numérisé non relu

GOMMES SYPHILITIQUES OU CERVEAU

denxzones^ Tane périphérique, semi-transpareate, incolore ou rosée, vascalârisée, Tâutre opaque, gris-jaonàtre, sèche et également dure qui est centrale. La zone centrale opaque est généralement plus considérable que la zone périphérique. La surface de la tumeur est tantôt un peu saillante, tantôt légèrement déprimée. Dans ce dernier cas les éléments du centre, étant en dégénérescence et atrophiés, le tissu revient sur lui-même et se déprime comme une cicatrice.

La lésion, considérée dans son ensemble, constitue une masse plus considérable, plus dense que le tissu où elle a pris naissance. Â l'œil nu, comme par Texamen microscopique et par son développement, elle représente une tumeur.

Ces productions sont solides et dures, d'une densité analogue, par exemple, à celles de ces scléroses cérébrales qu'on trouve quelquefois avec Tatrophie chez les crétins et les idiots. Seulement, dans cette sclérose, le tissu morbide représente les circonvolutions dont il conserve la forme tandis qu'on a ici des tumeurs isolées.

La pie-mère est habituellement adhérente à ces tumeurs par un tissu inflammatoire fibroïde, et elle est le plus souvent épaissie à leur niveau.

Vexamen microscopique de ces tumeurs montre les éléments ronds, très-nombreux, de nouvelle formation, dont je TOUS ai entretenus à propos des gommes de la peau et du périoste, et une structure analogue à ces dernières modifiée seulement par la nature du tissu où elles se sont développées.

La zone périphérique qui se confond insensiblement avec le tissu nerveux normal présente, sur des préparalions faites à l'état frais, ou après macération de la pièce pendant deux ou trois jours dans de Tacide chromique.

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U8 SYPHILIS i)E« CÈffiHtië MrtVÉtJX

fiaibte, les élétnêM» de ta nétf ogito 6t àèÈ céA\àm fùtsA^ê m etobryoûnaires. Lès seclion^ tolnôes, feUés àpfte éhrf* etssement complet e! côloratioii au earmfîn, moïrféè* daûs te baume du Canada, tooùtfêiri, suftoot à la i>é*ipliérttf d*l* éfomme, de nombreuses sections de ttlbe^ nervetrx Bortrtaitt .

Sur ces préparations, de même que stir lès pièces exa^ minées à Féfat frais, beaucoup des élémerits CeJIulaifes Se te névrùglîe affectaient, date Fefesertatioû de MM. Cbarcol et Gombaull, de même que dans l'observation deMM. Coj^ et Lépine, la forme d'éléments étoflês décrits par lasth)witch (cellules de Golgi, cdWles-àraignées).- Ces> eëhileè sont constituées par un gros noyau et par une eerlaîné quantité de protoplasma qui se continue au* detrt extrémités de la cellule par des prolongemefnts rauieitt, Wgîdes, réfringents, à peine teintés par le Ca^miû. A côté de c^ cellules on en trouve d'autres qui possèdent Un nojÉiU ovoïde et un protoplasma graùuleûî sans pr6longem€*l5. Eûfln, il existe beaucoup de petites celteles rofldes. fies éléments sont situés au milieu det tisstt réticulé de la névroglie. Les cellules rondes et ovafetires sont souvent réunies en îlots. D'alprès la descriptioù de M. Coyne et d'après les préparations qu'il a bien voulu mecoitftauniqner rt que je pourrai vous montrer, les vaisseau* âangnrtfs étaient souvent entourés d'un manchon de ces petites celtales siégeant dans la gaîne lymphatique qui les entoure, fnaîs H n'y avait ni rétrêcissetoetrt, ni oblitératiotf tasculaîre ^r artériteou par phlébite.

Les cellules -araignées, qui doiveul être cofifsîdérées connue des cellules normales hypertrophiées de la névroglie, étaient surtout nombreuses à la périphérie de la zone transparente; elles manquaient totalement dans k parfte centrale opaqde de la tumeur.

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G0MMK5 STPIIILITK/UES DU CERVEAU 347

Réfafltement à la signiflcation pathotogrqne de cefs cet- MèÈ artlgnês que MM. Charcot et Gombanlt n'étaîent pas éloîgné^ de regarder comme caractérîstrqnes des gommes syphilitiques du cerveau, M. Coyne ne croit pas Celles soient constantes attendu que daûs tm antre feit qtf il à obsertè aved M. Peltîer, dans mic gomme unique, de Yotame assei considéf able, siégeant dans le cerrclet, Il n'y atâif pas de tes celWles rameuses. M. Coyne considère letrr présence comme étant en rapport avec ieut existence k Fétat normal dans la région où siégeaient les gom^ mes deFobservatîon de MM. Charcot et Gombanlt et dé là sienne.

Dans la partie centrale opaque et jaunâtre dé la tnmenti on né fronye pins que âes cellules roncles ou oralaires plus ou moins alrophiques et granuleuses qui forment des Ilots assez réguliers. On ne voit plus de ces cellules formafit un manchon autotif des taisseamt. Ld stmctmre primitite do tissu nerveui est complètement InodI- Èèe, fl u'eft reste presque tien, ni tissu réticulé^ ni gaines lymphatiques, ûl tubes neneux. Les vaisseaux sont gêné* ralement uu peu comprimés par la grande abondafice des cellules qui les entourent. Dans les deuxcaè de M. Gojtie et dans ^ul de MM. Gharcot et GombaUIt/ il 6'y avait ni eudaftérite uî coagtilation âbrlueuse à fiuiériettf des taisseaux.

Dans d'autres cas ou note, autour de la tumeur, un degré variable de ramotlissement de tel substance cérébrale, caraetérisé par la moUès^y par la tsisculafisation, par la prôscBce d'un Hquide opaque, et à Texamen microscopjquoi par de uorabreox corps grautileux.

Atf centre de la gomme, lorsque la pruductiou est trèsaoeieme, il peut y at^oir aussi ou état cuséeux qui se dé- Bote a l'Mauietf M^lologique par la présence de petite

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corps ronds hérissés de petits cristaux de graisse en forme de boule de pin épineuse. Mais, même arrivée à ce degré, la partie centrale de la gomme conserve toujours une certaine dureté.

En résumé, la gomme cérébrale est caractérisée par deux zones : Tune périphérique où se trouvent des tubes nerveux, du tissu réticulé^ des cellules de la névroglie tuméfiées, parfois rameuses, et une grande abondance de petites cellules entre les éléments précédents et dans les gsdnes lymphatiques péri-vasculaires; Tautre centrale, dans laquelle les cellules de nouvelle formation très nom* breuses, tassées les unes contre les autres et comprimant les vaisseaux, ont étouffé tous les éléments du tissu nerveux et sont elles-mâmes en voie d'atrophie granulo-graisseuse.

he diagnostic anatomique des gommes du tissu nerveux central doit être fait en s'aidant à la fois des caractères constatés à Tceil nu et au microscope. Ce sont des tumeurs, c'est-à-dire un néoplasme né dans le tissu normal, qui s'ajoute à lui et Tétouffe, en augmentant le volume occupé d'abord par le tissu propre. C'est surtout avec les tumeurs cérébrales et avec le tubercule en particulier que ce diagnostic devra être fait. Il serait difficile de confondre, par exemple, une gomme superficielle avec une plaque de sclérose : le tissu rosé, grisâtre, semi-transparent de la plaque scléreuse, est habituellement de la même couleur au centre qu'à la circonférence de la plaque, et il s'agit là d'une formation de tissu fibreux organisé, et non d'un néoplasme devenu caséeux. La distinction de la gomme avec le sarcome sera généralement très-facile. Je ne parle pas da sarcome angiolithique, si facile à reconnaître à ses grandes

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