‹ Leçons sur la syphilis, faites à l'Hôpital de LourcineChapitre 99 sur 148 · SYPHILIS DES CENTRES NERVEUX ET DES NERFS. — SYPHILIS HÉPATIQUE · texte numérisé non relu

SYPHILIS DES CENTRES NERVEUX ET DES NERFS. — SYPHILIS HÉPATIQUE

Sommaire. — Lésions delà pie-mère. — laflammation et gommes.

Lésions de rencéphaie. — Gommes volumineuses. — Leur anatomie pathologique. — Symptômes et diagnostic. — Leur siège.

Petites gommes. — Leurs rapports avec les vaisseaux. — Artérite syphilitique des artères du cerveau.

Symptômes et diagnostic de la syphilis céréhrale. — Syphilis hépatique. —Ictère syphilitique de la période secondaire.

HépaUte interstitieUe.

Gommes du foie. — Leur structure. — Leurs symptômes.

Syphilis congénitale du foie. •

Messieurs,

En traitant, dans notre dernière leçon, des végétations et des gommes qui se développent à la surface externe on périostique de la dure-mère, je vous ai dit aussi que cette membrane présentait quelquefois en même temps des plaques pseudo* membraneuses à sa surface interne. Il existe aussi dans la science un certain nombre de faits qui paraissent se rapporter à des gommes accolées à la face interne de la dure-mère.

De toutes les méninges cérébrales et rachidiennes^ c'est la dure-mère cérébrale qui est le plus souvent atteinte par

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la syphilis tertiaire^ parce que son sort est lié à celui des os, parce que la dure-mère représente le périoste des os du crâne, si souvent compromis par la vérole.

Les symptômes des gommes et inflammations de la dure-mère se confodd^nt avec cëoi dès gommes et des inflammations chroniques des os du crâne, et comme la face interne de cette membrane, en rapport avec la pieiàèré et avec là snftàtè âii cerveau, est sonrent atterate en même temps, il en résulte que feS signes de cette affection complexe se manifestent souvent par des troubles cérébraux (céphalalgie intense, titubation, hébétude, engourdissement îDtelteèliMiy fyèrte de ta tBéMnre et toma)^

Maïs etf otitre dé ces lésions pérî-encéphaîîqtïes, \& pîemère des centres Mnewi el la snbstmce mèiae de Ymn céphale et de la moelle peuvent éir& le sîége de productions sciéreusesei âegon»He$.

La pie-mère présente deux variétés de lésio&s : l"" Une inflammation chronique caractérisée par un épaississement fibreux, calleux, et par des adhérences de cette membrane à la surface du cerveau. On a vu des cas où cet épaississement fibreux de la pie-mère était trés-étendu êtêt^fty àMtt^^impfëmm ttamifefUtë ée§ Herh par mië ËkénihrttÉé, éi uifre ^(ér ose de ht pïito} des vsFlsfsesrtÉx êBlÊpHi âsM la to^mfyi^afûe.

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nafè^è/ sHi-4eMo%H^ êë te pfo'fobéfiâdié^e/ uâe tiMew M volume d^un noyau de cerise, ferme, sé^fre,: pM y^t^^Mtëf

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TtMEÙ^ eOBliEUSÈS DE La iMÉ^iMlRE ftê

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Lésions de l^encéphale. — Les gommes du cerveau et et leurs conséqueuGes matomkp&es OBt été très-biei déorites par Virebow daus son livre sur la sypbiUs Gonstitotionnelle et daus sea leçons sur les tumeurs. Les mémoires de MM. Lagoean^ Zambaco/ Gros et Lanoereaux contiennent un assez grand nombre d'observatims rétives aux dn verses manifestations syphilitiques du côté du système nerveux.

On peut rencontrer les gommes cérébrales sras deux formes :

l'usons forme de grosses masses gommeuses^ dévelop** pées à la surface du cerveau^ dans les circonvolutions et dans la substance grise, empiétant sur la substance blanche^ siégeant le plua conummément à la base« dans les pédon* cules cérébraux, le pont de Varole, la protubérance, sur les bandelettes optiques. Ces tumeurs, qui font corps avec la substance cérébrale^ sont le plus souvent multiple» et de volume différent. Elles peuvent se rencontrer au cer* velet et i la surfoce supérieure du cerveau.

2^ Sous forme de nodules plus petits accompagnant les artères cérébrales, et, en particulier, les artères sylviennes.

Ces deux variétés de lésions caractéristiques de la syphilis ne diffèrent pas sensiblement au point de vue de la structure bistologique ; mais leur évoHitioû est toi peu différente et les dernières â^accofnpagnent plus ordinaifemefkt d^ude endartérite qui aboutit ft m ramoUittMia&t

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ischémique limité du cerveau. Les faits d'artérite y sont prédominants et nous donnerons à leur propos rhistoire récente des altérations syphilitiques des artères céré^ braies.

A. — Les gommes volumineuses de la surface du cerveau possèdent des caractères anatomiques parfaitement nets à un examen à Tœil nu. Les deux dessins de la planche IX qui sont relatifs à une observation de MM. Goyne et Lépine (1) recueillie à la clinique de M. le professeur Sée en représentent un type parfait.

En examinant ces dessins vous verrez deux tumeurs aplaties^ Tune de deux, l'autre de trois centimètres de diamètre^ siégeant à droite sur la face inférieure de la protubérance et deux autres tumeurs siégeant sur la bandelette du nerf optique du côté gauche. Ces tumeurs^ qui sont situées à la surface même de la substance nerveuse^ pénètrent assez profondément au milieu du tissu nerveux, ainsi que le montre la figure 2 qui représente la coupe de la protubérance au niveau de Tune d'elles. Ces tumeurs, qui sont absolument de la même nature que celles de Tobservation de MM. Gharcot et Gombault (2), et que celles d'un fait de M. Lancereaux (3) et d'une série d'autres observations analogues, présentent un bord généralement festonné dont les dentelures s'enfoncent entre les faisceaux des fibres nerveuses* La surface de ces lumeurs permet de distinguer

(1) Coyne. Contribution à Tétude de la syphilis cérébrale. Journal des Connaissances médicales, 1878, n- 17, 18 et 20.

(2) Charcot et Gombault. Note sur un cas de lésions disséminées des centres nerveux chez une syphilitique. iircAtr^ de Physiologie ^ 1873.

(3) Lancereaux. Traité théorique et pratique de la syphilis, p. 350.

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