‹ Leçons sur la syphilis, faites à l'Hôpital de LourcineChapitre 103 sur 148 · SYMPTOMES PE U SYPHILIS CÉRÉBRALE · texte numérisé non relu

SYMPTOMES PE U SYPHILIS CÉRÉBRALE

survenir une hémiplégie. Celle-ci est généralement progressive, à début lent, avec une aphasie incomplète surtout si la paralysie siège à droite. Ces hémiplégies ne sont pas accompagnées, comme celles des hémorrhagies abondantes ou du ramollissement apoplectiforme, par unç perte absolue de la connaissance. Les malades conservent, au contraire, en grande partie, leur connaissance, comme cela a lieu dans certaines formes de ramollissement cérébral et la paralysie porte uniquement sur la motilité.

L'ensemble des phénomènes paralytiques que nous venons de décrire ou quelques-uns d'entre eux, précédés par la céphalalgie, terminés par des convulsions, ou par un état comateux et par la mort, constituent une forme assez commune d'encéphalopathie syphilitique (forme paralytique de Lancereaux).

Mais dans d'autres observations, c'est Thébétude et )a démence paralytiques qui s'observent seules pendant toute la durée de la maladie. Dans d'autres cas, c'est l'aphasie qui domine la scène, Timpossibilité de trouver d'autres expressions qu'un ou plusieurs mots, avec une certaine intelligence relative, quelquefois même avec la possibilité d'écrire, aphasie parfois intermittente, revenant par crises avec un affaiblissement de la motilité du côté droit (Mauriac), s'établissant lentement ou d'une façon subite. Cette aphasie est liée à des gommes occupant, comme dans le cas de MM. Bourceret et Cossy, la partie postérieure des 3* et 2* circonvolutions frontales, ou à des ramollissements limités consécutifs à des gommes et à des thromboses des artères sylviennes.

Enfln, avec divers autres phénomènes du côté de Tintelligence ou de la motiUté, on peut voir prédominer des accidents convulsiÉs, de véritables attaques d'épilepsie

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caractérisées par les grimaces de la face, la torsion da cou, les convulsions cloniques et la morsure de la langue. Ces attaques épileptiformes toutefois, qui surviennent à la suite de la syphilis et dont le malade n^avait jamais été atteint pendant son enfance, ne se conduisent pas absolament comme Tépilepsie idiopathique. Le cri initial est rare, les convulsions sont souvent limitées. La perle de connaissance n'est pas toujours absolue; Tintelligence se perd graduellement et les attaques laissent après elles des engourdissements, des paralysies incomplètes qui finissent par amener des paralysies absolues. Au lieu d'attaques convulsives, on a noté quelquefois simplement un tremblement.

Il existe aussi des observations de syphilis cérébrale dans lesquelles les symptômes ont été très-voisins de la paralysie générale.

Vous voyez, messieurs, d'après Texamen rapide des encéphalopathies syphilitiques, qu'il ne s'agit nullement d'une maladie à forme constante et régulière, mais de symptômes dont aucun n'est constant et qui sont très-variés. Dans telle observation,on les rencontrera presque tous réunis comme dans l'observation de MM. Coyne et Lépine que nous donnons à la page 393 ; d'autres fois, on ne note aucun autre symptôme que la céphalalgie, comme dans l'observation de MM. Peltier et Coyne (voyez page 401) où la mort arrive subitement sans aucun autre phénomène que la douleur. Cependant il y avait, dans cette dernière, une gomme grosse comme une petite noix dans le cervelet.

Je dois vous dire un mot^ Messieurs, des symptômes qui correspondent aux lésions syphilitiques de la moelle. Si nous nous en tenions aux observations qui sont seules

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