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Tout à fait à la périphérie entre les tabès nerveux doat les cylindres-axes sont colorés, on constate Texistence de nombreuses cellules araignées qui, à ce niveau, sont beaucoup plus abondantes et plus volumineuses que dans les parties de la coupe intéressant des portions saines de la protubérance. Cette augmentation de nombre et de volume de ces cellules se prolonge assez loin en dehors de la zone périphérique et dans les parties externes de cette zone périphérique et se caractérise par la présence de véritables nids de ces cellules. A côté des cellules araignées et dans les points où, par leur accumulation, elles ont donné naissance à des nodules rougefttres à cause de Tintensité de la coloration carminée^ il existe des cellules ovoïdes sans prolongements et granuleuses, et enfin un nombre considérable de noyaux embryonnaires arrondis et très-pressés les uns contre les autres. Au fur et à mesure que Ton va de la périphérie vers la partie interne de la première zone, on voit qu'il s'établit un rapport inverse dans Tabondance de ces divers éléments. Au dehors ce sont les cellules araignées, dans la moitié interne ce sont les noyaux et les cellules ovoïdes.
Les noyaux sont très-abondants autour des vaisseaux sanguins où ils forment de véritables manchons. Mais nous devons remarquer que, quelle que soit leur abondance, ils ne rétrécissent ou n*altèrent en rien le calibre des vaisseaux ; d'autre part ils ne revêtent pas d'une façon tout à fait spéciale Tapparence nodulaire autour des vaisseaux avec désintégration des parties les plus centrales des nodules. Ceux qui sont au centre des amas, lorsqu'il y en a, sont aussi colorés par le carmin et aussi bien formés que ceux de la périphérie.
D'autre part on trouve un grand nombre de traînées de ces noyaux entre les rangées de cellules ovoïdes.
Dans le nodule central, à un faible grossissement on voit immédiatement que la coloration a été très- irrégulière dans sa distribution. A un plus fort grossissement, on s'assure que toute cettezone, si peu colorée par le carmin, est formée par quelques cellules ovoïdes, et surtout par de vastes territoires remplis de noyaux petits qui sont ratatinés, comprimés les uns contre les autres et traversés dans tous les sens par des vaisseaux sanguins autour desquels on ne retrouve plus la gatne lymphatique et qui sont un peu comprimés par suite du tassement de ces éléments nucléaires. Mais les parois de ces vaisseaux ne sont pas altérées ; ils ne sont pas oblitérés soit par formation de caillots, soit par endartérite.
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OBSERVATIONS DE STPHIUS CÉRÉBRALE êOi
Les éléments embryonnaires dont nous avons parlé forment sur la coape une sarface uniforme ; il n'est aucune partie qui soit plus altérée, plus ratatinée que Tautre; les éléments situés à distance des vaisseaux sont aussi peu colorés et aussi ratatinés que ceux qui sont contigas aux parois de ces mêmes vaisseaux. C'est à la périphérie de cette zone centrale que Ton voit s'accentuer la prédominance des éléments embryonnaires et des noyaux dont nous venons de parler sur les deux autres variétés que l'on rencontrait dans la zone externe.
Cette description, faite sur les. plaques de la protubérance, s'applique exactement à celles que nous avons décrites sur la bandelette optique. Seulement celles de la partie postérieure de b bandelette optique avaient un noyau central plus volumineux et plus étendu; mais les éléments et les vaisseaux s'y présentaient avec les mêmes caractères anatomiques.
Les coupes de la moelle et du bulbe ne font reconnaître rien de particulier. Il n'y avait pas encore de sclérose systématique et rien qui indiquât qu'il dût s'en produire dans un avenir prochain.
OBSERVATIONIXII
Tumeur syphilitique cérébelleuse, -^ Mort subite, par G. Pbltibr et P. CoTNB. (Bulletin de la Société anat. 1874, p. 366.)
La nommée X..., âgée de 37 ans, a été prise il y a dix-huit mois de violentes douleurs dans la tête, du côté gauche et en arrière. Ces douleurs lui arrachaient des cris, surtout le soir. Elle fut traitée à rhôpftal Necker par l'iodure de potassium. Elle guérit au bout de deux mois. Il -y a huit mois, même accident, même traitement et même guérison. Elle rentre à la Pitié an mois d'octobre pour des accidents analogues : on ne retrouve pas de trace manifeste de syphilis. On recommença le traitement, lorsque le 18 octobre, vers six heures du soir, la malade fut prise d'un accès subit de douleur. Elle se leva toute droite sur son lit en poussant un cri, et elle retomba morte.
AuTOpsiB. — Les viscères ne présentent rien de particulier
CORNIL. 25
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