SYPHILIS DU POUMON
manifeste de syphilis» les productions pulmonaires regardées comme gommeuses ont été examinées par M. Malassez qui a trouvé, dans les parties centrales, du tissu fibreux et de petites cellules en dégénérescence. En dehors du tissu fibreux disposé en couches concentriques, il existait, dans le tissu périphérique, une zone de prolifération avec des cellules connectives intactes et pressées. Les vaisseaux présentaient presque tous des oblitérations ou des soidisant riezenzellen. Cette observation est assez convaincante, bien qu'on puisse trouver de gros tubercules fibreux dans le poumon, et bien que le grand nombre des oblitérations vasculaires soit plutôt en rapport avec la tuberculose qu'avec la syphilis. Dans une autre observation due à M. Maunoury (Société anatomique et Progrès médical, 1876, p. 420) les antécédents manquent, la malade qui était albuminurique, avait dans le foie, dans la plèvre et dans le poumon des tumeurs qui ont été regardées comme des gommes, mais il n'est pas question de Texamen microscopique qui, vraisemblablement, n'a pas été pratiqué. Dans un autre fait présenté à la Société anatomique par M. Gaffer, un homme traité pour une gomme suppurée de la cuisse dans le service de M. Gosselin, avait succombé à une lésion pulmonaire caractérisée par de la pleurésie et par des nodules ou masses assez volumineuses siégeant à la base des lobes supérieur et inférieur du poumon gauche et dans les lobes moyen et inférieur du poumon droit. Ces îlots rappelaient tantôt la disposition des lobules du poumon, et ressemblaient à des lobules de pneumonie i surface de section grisâtre, tantôt elles affectaient une forme arrondie et elles étaient plus blanches et plus dures. A l'examen microscopique que nous fîmes, M. Coyne et moi, nous trouvâmes que les premières parties étaient
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