SYPHIUS DE L* APPAREIL RESPIRATOIRE
constituées par de la pneumonie catarrhale et purulente, mais qu'il y avait des portions altérées où Ton trouvait des quantités de petites cellules nucléaires agglomérées comme dans les gommes syphilitiques. Chez ce même malade il y avait une gomme récente très-caractéristique du rein.
^ Les exemples qui précèdent sont ceux qui nous ont para les meilleurs à citer en ce qui touche les gommes du poumon. Assurément il serait difficile de constituer avec eux rhistoire anatomique dés gommes de cet organe. Aussi malgré Topinion contraire de nos savants collègues MM. Lancereaux et Landrieux, je crois que Tétude des gommes du poumon est bien peu avancée surtout uu point de vue anatomique et hislologique auquel il faut de toute nécessité se placer d'abord pour affirmer la réalité de leur existence.
Dans les recherches nouvelles qui restent à faire sur ce sujet, il ne faudra pas oublier que le poumon se comporte visà vis des tumeurs autrement que la plupart des autres tissus et organes. Qu'une inflammation ou une tumeur, sarcome, carcinome, etc., se développe dans le poumon, les cavités alvéolaires de cet organe seront remplies, bourrées par les cellules de nouvelle formation. Dans un carcinome du poumon, les cellules de la néoplasie siègent uniquement d'abord dans l'intérieur des alvéoles. Il en est de même pour la pneumonie aiguë dans laquelle le tissu fibroélastique des cloisons n'est pas modifié, tandis que les cavités alvéolaires sont pleines de cellules. On sait aussi que lorsque les granulations tuberculeuses se développent dans le lobule pulmonaire^ les petites cellules de la née* plasie remplissent d'abord les alvéoles. Les cavités alvéolaires se comportent donc comme le feraient les
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