‹ Leçons sur la syphilis, faites à l'Hôpital de LourcineChapitre 13 sur 148 · SECONDE LEÇON · texte numérisé non relu

SECONDE LEÇON

DBSCRIPnON ANATOMIQUR DU GHANCM IKFSCTANT.

SomiAïu. — Description à roe» au. — Lo IHiuide sécrété à la swrtoce du cliaucre. — Sa fausse membrane. — Examen des sections du chancre au mici^jscope. — Lésions des cellules épldermiques, des pepilles. du Ussu conjoncUr. — Sclérose vasculaire. - Sa parllcipa-r lion à riûdufailon chancreuse. — Lymphangite et Indurations du wislnage. — Adénite.— «catrice da chancre.

Messieurs^

Nous allons aujourd'hui pénétrer pins avant dans l'étude do chancre^ et je commencerai d'abord par vous exposer son anatomie pathologique.

Nous étudierons d'abord le chancre infectant on induré, pois le chancre mou.

Vous savez que le chancre infectant apparaît après une période d'incobation variable de qoinze jours à un ou même deux mois.

Il débute tantôt par une papule superficielle qui s'étend peo à peu ai laifeur et en profondeur, comme cela a lieo par exemple dans le chancre cutané et dans celui du mamdon, tantôt par une excoriation ou une fissure superficieile et soovant des plos ^ères. A mesure qu'il s'étend» s'accooq[)agnant à la peau d'une rongeur et d'une desquanmiaticm épidermiqoe, sur les moqueuses d'une exoûriatioii sop^cielle ou d'une olcération recouverte d'une pseodcHueaibraM grisâtre oa Jaunâtre, on note une

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induration très-yariable suivant le siège du mal et suivant chaque cas particulier. En palpant là base du chancre et en la soulevant entre les doigts, on peut apprécier cette induration qui, ûmtôt donne la sensation d'un noyau dur, fibreux ou cartilagmeux, d'autres fois la sensation d'une plaque mince, d'un disque de parchemin ou même d'une feuille de papier.

' Lorsque vous examinez la surface d'un chancre arrivé à sa période d'état, vous pouvez constater qu'elle sécrète un liquide séreux, ténu, transparent, en petite quantité. Les bords du chancre^ recouverts par les couches de l'épiderme superficiel et profond, se continuent directement sans ressaut avec la surface cutanée ou muqueuse avois'mante. Sur la grande lèvre, par exemple, qui est le siège le plus commun du chancre chez la femme^ on voit, en allant de la peau saine à la surface érodée du chancre, la couche cornée de l'épidenne qui passe sur son bord un peu exhaussé et qui s'arrête là où commence l'érosion, puis les couches épidermiqnes du corps muqueux recouvrant presque toujours la surface du chancre, à moins qu'il n'y ait une ulcération véritable.

Les couches épidermiqnes vont en s'amincissant de la périphérie au centre.

' Aussi l'ulcération, lorsqu'elle existe, est-elle une simple déjNression creusée en godet; sa surface lisse ne se termine pas par des bords abrupts, taillés à l'emporte-pièce. Dans le centre du chancre ou dans une plus ou moins grande portion de son étendue, vous trouverez presque constamment une jsortede fausse membrane grise ou gris-jaunàtre, opaque, ayant béaucoup'^de ressemblance avec la fausse membrane de la diphthérie. Cette pseudo-membrane forme une couche uniforme ou irrégulière et, dans ce cas, elle est dis-

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