‹ Leçons sur la syphilis, faites à l'Hôpital de LourcineChapitre 130 sur 148 · M SYPHILIS DES TESTICULES · texte numérisé non relu

M SYPHILIS DES TESTICULES

volumineuse qu'à Têtat normal, sa forme otoïde est assez régulièrement conservée, et Taugmentatlon de volume n'est pas très considérable. Si la maladie est abandonnée à son évolution naturelle, il s^atrophié peu à peu, se ratatine en même temps qu'il s'indure. Très-souvent, il existe un épanchement notable dans la tunique vaginale qui est enflammée.

Lorsqu'un testicule syphilitique a été euleté par un chirurgien, ou lorsqu'on a l'occasion de faire un eiamen de ce genre après la mort, on obserVe d'abord Tinflamma' tion de la tunique vaginale qui recoUvfe le testicule, et des épaississements, des plaques dures, des aspérités ou de petites saillies indurées qui appartietment â la tunique albuginée.

Si l'on coupe le testicule en deux moitiés suivant son grand axe, on voit que les cloisons fibreuses qui partent du corps d'Highmore sont épaissies et denses. Tout l'organe est plus dur qu'à l'état normal. On ne peut plus étirer avec une pince, dans une certaine loflgueui', un tube séminifère, comme cela se fait facilement sur une glande saine. Cette opération est devenue impossible parce que leô tubes sont soudés à la glande par le tissu oonjonctif de nouvelle formation. La surface de section est grise ou rosée au début, plus blanche et d'aspect fibreux^ lorsque le t€isticule est atrophié.

La section de la tunique albuginée montre que cette membrane est plus ou moins irrégulièrement épaissie. Son tissu très- dense se continue dans les plaques et dans les granulations saillantes à la surface qu'on avait constatées tout d'abord. Son épaisseur atteint par places de 1 à 5 millimètres et partout où elle est épaissie, les cloisons fibreuses dû testicule qui fie continuent dans la glande ont subi la même altération.

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La répartition de llnflammation interstitielle dans le parenchyme teslicnlaire n'est pas uniforme; il existe des Ilots pins ou moins réguliers de tissu fibreux dans les parties où cette inflammation est plus intense.

Si Ton examine au microscope une coupe obtenue après durcissement^ et colorée au picro-cârmin.on observe, avec un faible grossissement, que les tubes séminifères sont séparés par de larges bandes de tissu conjonctif infiltré de cellules rondes. Lorsqu'on a affaire à un testicule atteint depuis peu de temps et dans la période d'augment ou d^élat de la lésion, le tissu conjonctif épaissi présente les caractères du tissu embryonnaire. La paroi propre des tubes séminifères est plus épaisse qu'à l'état normal. Au lieu de posséder, entre les lames qui la composent, des cellules plates du tissu conjonctif, elle montre des cellules tuméfiées ou des cellules rondes. Autour de la paroi propre des tubes, le tissu connectlf lâche, formé de faisceaux dé fibres qui se déplacent les uns par rapport aux autres, présente tide grande quantité de cellules rondes interposées entre ses faisceaux, tme véritable transformation embryonnaire qui atteint aussi les parois vasculaires.

En même temps, les cellules épithéliales des tubes séminifères deviennent granulo-graisseuses, rondes, et elles rempUssent la lumière des canaux.

A mesure que l'épaississement du tissu conjonctif devenu embryonnaire l'accenluej les tubes comprimés s'atrophienti

Lorsque la lésion arrive à uh stade plus avancé, le tissU conjonctif, tout en restant relativement très-épais, devient un tissu fibreux, dense, les tubes testiculaires se rétrécissent, et la glandé s'atrophie progressivement.

Si l'on examine au tnicroâcope une coupe d'une orchîte

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