TRAITEMENT DE LA SYPHILIS
Sommaire. — Médication mercurielle. — Les anti-mercurialistes. — Absorplion et élimination du mercure. — Son mode d'admioistratioo et ses différentes préparations dans le traitement de la syphilis.
lodure de potassium. — Mode d'administration et doses.
Messieurs,
Nous avons indiqué déjà sommairement dans le cours de ces leçons, à propos de chacune des principales manifestations de la syphilis, le traitement qui leur convient. Nous avons posé ces indications thérapeutiques à propos du chancre infectant, à propos des plaques muqueuses, des syphilides cutanées superficielles et profondes et des accidents tertiaires. Nous n'avons donc plus qu'à rappeler aujourd'hui ce que vous savez déjà en vous indiquant d'une façon générale quelle est la thérapeutique la plus rationnelle.
Vous le savez par tout ce qui précède, les deux pre-
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MÉDlGiTlON HEttOTl^lEtLB M
mîères périodes de la sjpbilis sont justiciables du mercare, la troisième de Tiodure de potassinnii Et si des médecins prescrivent l'iodare dès le débnt de Tinfection^ si l'on donne souvent le traitement mixte, s'il est nécessaire aussi Aê tenir compte du régime^ de la médication tonique, etc.^ ce sont toujours le mercure et Tiode qui sont la base de cette thérapeutique spéciale. Aussi aurons-nous surtout à en-> visager ici ces deux médicaments.
A. — Médication mehcuriellb.
Le mercure a été employé contre la vérole à la fin du XV* siècle et au commencement du XVP au moment où cette maladie s'établissait eti Europe avec une violence qu'heureusement nous ne connaissons plus. On administrait alors le merctire sous forme d'onguents, d'emplâtres ou de fnmigations. Mais, la thérapeutique, souvent livrée à des charlatans, devenait parfois pire que le mal. Leé doses trop considérables du merctire administrées en frictions, les étuves et les sudations auiquelles on soumettait le§ tnalades amenaient la salivation^ les ulcère^ de la bouche, rébranleraent et la chute des dents, la cachexie, les tremblëtaents. Aussi l'avènement du gaiac, des sudo-» riflques, qu'on donna d'abord cotome souverains dans lâ ctire de la vérole, fut-il salué comme tne délivrance. Dès cette époque, les médecins se partagent en mercurlalisteâ (Vlgo, Fracastor, Massa, Botal, Rondelet) et antlmercu-^ rialistes (Torella, Femel,Fallope, etc.). Bientôt on emploie le mercure â l'intérieur, soit sous forme d'oxyde rouge, de deutoxyde de mercure, soit sous forme de mercure cru dans des pilules, dont se servit, dit-on, François P'. Oïl poussait presque toujours l'usage du mercure jusqu'à la saUvatiod.
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