TRAITEMENT DE LA STPHIUS
Cependant, au commencement du XVUP siècle, Chicoyneau et Técole de Montpellier substituent à la salivation, regardée comme inutile, des doses plus modérées et plus longtemps continuées du médicament, la méthode dite par extinction.
Dans notre siècle, Broussais et ses disciples. Desruelles, Devergie aine, c^onsidérant la syphilis comme un ensemble de lésions inflammatoires non spécifiques, la traitent par les émissions sanguines et par la diète. Fergusson, Thomson, etc., traitèrent aussi leurs malades sans mercure en Angleterre. Il faut compter aussi parmi les adversaires du mercure, les partisans de la syphilisation, Âuzias-Turenne, Spérino, qui, cherchant une sorte de vaccination pour la vérole, ont cru la guérir et mettre à Tabri de cette maladie en inoculant le pus du chancre simple. La dualité bien établie du virus chancreux et de la syphilis a complètement ruiné cette tentative de préservation. Murphi (1839), en Angleterre, Joseph Hermann (1855) et Lorimer, à Vienne, prétendent démontrer que le mercure est l'unique cause des accidents secondaires et tertiaires de la s^hilis. Kletzinsky ayant constaté que Tiodure de potassium favorise Télimination du mercure, Melsens en déduit que Tiodure de potassium n'agit dans les accidents tertiaires que parce qu'il chasse le mercure, cause de tout le mal. Kussmaul (1866), R. Virchov\r, n'ont pas eu de peme à prouver par l'étude bien faite du mercurialisme, par la description histologique de la syphilis constitutionnelle, qu'il n'y avait aucune analogie entre les accidents causés par le mercure et ceux qui appartiennent à la syphilis. De nos jours, le nombre des antimercurialistes est très-restreint : notre excellent collègue M.Desprès est, croyons-nous, le seul représentant en France de cette doctrine. M. Desprès regarde les productions
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