ABSORPTION ET ÉLIMINATION DU MERCURE
tertiaires, les gommes en particalier, comme des traces d'ioflammatioDS chroniques comparables à une infectioD purulente et il leur dénie toute spéciflcité. Pour lui, la syphilis ne doit, pas plus qu'une fièvre éruptive, êlre troublée dans sa marche, et il se borne à donner des toniques pour soutenir les forces des malades.
Si les antimercurialistes purs ont presque totalement disparu, beaucoup de sypbiliographes, MM. Diday, Lancereaux, JuUien, etc., éclairés par la marche normale de la syphilis, sont loin de donner le mercure dans tous les cas et ils peuvent être classés dans les mercurialistes modérés, en comparaison de M. A. Foumier qui donne le mercure dans tous les cas et qui le continue longtemps, alors que tout accident a disparu. Nous reviendrons bientôt sur la pratique de nos savants confrères en exposant le mode d'administration du médicament.
Étudions d'abord le mode d'action physiologique et thérapeutique du mercure.
Absorption et élimination. — Les voies d'entrée les plus habituelles du mercure sont la peau, les voies respiratoires, le tube digestif, le tissu cellulaire sous- cutané, suivant qu'on emploie les frictions avec la pommade mercurielle, les bams de sublimé, les fumigations, les préparations solubles comme la liqueur de Van Swieten ou les pilules au protoiodure, au biiodure, etc., ouïes injections sous-cutanées.
Par les frictions cutanées ou par les fumigations, le mercure pénètre à travers la peau où on le trouve à Tétat de granulations métalliques très-fines dans l'épiderme. Gûbler, Neumann, admettent que le mercure pénètre dans les glandes sudoripares et dans les follicules pileux. Cepen*
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it^ tRArtEMENT i)E l StPHlLIS
dalîtRindfleis6b/ëtpldsrécetartïeÈ[tFleischern*eûotitlrofatê hi dans \e ôorps mùquenx fll dans lès glatides. Il est certsiiri qne les frictions foiil fiénétrer do merctïre dans lef sàÈfg iodépendamiÈieat des vapeurs qui sont absorbées alors par le pouiwoD. Péhètre-t-il à travers la peatl à Tétat de chloruré sous Pinfluence de la sueur (Mfiller) ou bien sîtopleitient à rélat de vapeur comme rafflrrtie M. Rabuteauf Lres expériences dé M. V. Regùatild et de M. Mefget sur <a volatilisation dti merèure à toutes les températures,- sur ht vitesse du dégagement dei ses telolécdles, tiennent à Tapproî de cette dernière manière de voir, il est certain que le ttiercàrc? se volatilise et sef dégage larscju'il est iùcorporé aux grdisses dans les parhiflàdes et onguétits.
Le mercure ingéré dan^ restoùistc se Iransforrùeràif totijOftirs, sriivaiît M. Mialhé, ëh bicbloriirè deitlérctife, etiprê^ sence de Tacide chlorhydriqtfë flti ÉU6 gasfHqué, cft î! serait absorbé, sotiS cette forttiè, feri éotobiÉfàison avec les matières albuminoïdes du plasma. Pour M. Râbuteàfl, au cùfitraire, les sels de mercure seraient réduits dans Teslomac otl dans le saûg en doùnant du lùerctir'e métallique. Le bièblorùre, par exemple, se décon[)|Josërslil eti chMurè dé sdflium et metcuré réduit. Le ^rotoioflurë se tfabsformeralt en ttietcttt^ d'abord et en bîiôdurë. Cddi^d se rfidiiftait éri dottaâtït xsh lodnte {Ôè stidittrâ T) ijtl^tti fètrotivè dtos ra-» rtee.
Tolrt en faisant dès fêsertè^ ^ttr lè ttftfdè d'âbsofrptiori du mercure par la peau et par la muqueuse flige^îf e, tfû doit t'econirnître que Pèntrée du ttiercurè ântïé le Sang est il-és-rapîdé et tfès-facîle ; par la respiration et par lès ip-» jèetiônsf sdist-cntanées, FËbsorpftion Se fafit encore plus sfl^emèM et plus rapidement.
S'il exrstû bîeti des dotites fèlâtltemeùt âtt raoûe
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ÂCllb^ PhYSldlOGlQUÉ DU MERCURE 45 i
d^absorption, on est èncote biéti môifls fixé sur la façon dont le mercure se fixé dans les organes et sur ses combinaîsotis avec les cléments cellulaires et avec les liquidés. Où sait toutefois que les glandes, le foie, le rein, les organes tels que le cerveau l'emmagasinent en partie, en même temps qu'il se fait une élimination par les sécrétions urinaire, salivaîre, cutanée, mammaire, etc. L'élimination par le lait, qui en contient une quantité appréciable,a été misé à profit pour le traitement des enfants atteints de syphilis héréditaire, à la nourrice desquels oh administrait le mercure. La principale porte de sortie du mercure ingéré est le rein. Lès iodtlrës, les brotnures, les chlorates alcalins favorisent cette élimiriation en donnatit lieu à des sels doubles. L'iodure de potassium, par exemple, s'élimine sous la forme d'iodure double de mercure et dé potasèiuni. H èil est de même du chlorate de potasse, qui est, comme vous le savez, un médicament précieux lorsqu'il s'agit de combattre l'intoxication mercurielle thérapeutique, et qui s'élimine soiis la forme d'un chlorure double de mercure et de potassium.
Le mercure séjourne un certain temps dans l'organisme lorsqu'on en fait un usage prolongé. On en a retrouvé dans les organes plusiedf s thoîs et même une année après la cessation du traitement.
Mode n'ActiÔN physiologique. — Le mode d'action du mercure sur les organismes sains est variable suivant les doses employées et suivant le mode d'administration.
Lorsqu'on emploie le mercure à la dose thérapeutique, c'est-à-dire à la dose de 5 à 10 cefttîgfaniifles de protoio-
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