TRAITEMENT DE LA SYPHILIS
regard des œufs de tous les insectes et organismes inférieurs et contre les parasites végétaux cutanés.
Enfln, l'action locale du mercure comme caustique est excellente dans beaucoup de plaies et d'inflanmiations qu'elles soient ou non syphilitiques.
Maintenant que je vous ai exposé brièvement ce qu'on sait du mode d'action général du mercure, nous devons nous demander comment il agit dans la syphilis. Il est d'abord hors de doute qu'il agit efficacement, qu'il fait pâlir et disparailre des syphilides cutanées qui mettraient un temps très-long à se résorber si elles étaient abandonnées à elles-mêmes, qu'il éloigne le retour des éruptions ; qu'il éloigne indéfiniment l'apparition d( s accidents tertiaires dans nombre de cas.
Eh bien ! son action générale est-elle débilitante ou dénutritive? Agit-il, par exemple, comme le feraient les saignées, comme le traitement par la faim? Les expériences, il est vrai, récentes, que nous avons citées, établissent qu'à la dose thérapeutique le mercure n'est pas dénutritif. Doit-il donc être considéré comme un tonique, comme un médicament d'épargne? Faut-il dire que le mercure diminue l'intensité de la circulation et de la nutrition des néoplasmes syphilitiques ?
Admettrons-nous avec M. Jullien, qu'il favorise les résorptions en stimulant l'action des lymphatiques? En réalité. Messieurs, nous ne possédons pas les éléments suffisants et nécessaires pour nous prononcer. Énoncer que le mercure est l'antidote de la syphilis, c'est exprimer un fait sans l'expliquer; on n'explique rien de plus en le donnant comme le spécifique de la syphilis. Si on le regarde avec M. Hallopeau, comme agissant en tant que parasiticide dans la syphilis, il faut admettre que celte
Googk