OBSERVATIONS ET EXAMENS HIST0L06IQUES S
ptpilles sont hypertropbjées. Oa voit Dar le dessin d-ensemble dp la 6g. 6 que le cbaodpe ne donne pas lieu à une perte de sulvstance bien notable. Une couche dé globules de pbs niôlée à des cellules épithéliales remplace les éoucbês épideroiiaues normales, et, au-dessous de cette coucbej les papilles infiltrées de cellules lymphatiques y déversent ces éléments. Tout le tissu du chancre, qui forme une masse indurée, est constitué par une infiltration d^éléments cellulaires ronds entre les faisceaux du tissu conjonctif, et les paroi^ de^ yaisçe^ux, ^rtères et veines, sont épaissies par U formation des cellules nouvelles. C'est surtout la tunique adventice qui est ainsi al|^^é^. Nou$ p'iqgjçtoi^s p.a$ pfir ces ièsions parce qu'elles rentrent dans la description générale!
Mais il y avait, dans ce fait de chancre, tous les éléments d'une étude complète îles lésions de$ glandes sébacées. Les glandes sébacées sont, en eftet, trèsrabond^ntes daps la petite lèvre, et, dans chaque préparation, on en trquvait plusieurs à différents degrés d'altératiqn. ûq pept d^à se rendre compte de ce qui se passe dans les glandes sébacées à un grqssissement très-faible, à S diamètres par exemple, comme dans la figure 6. Là, en effet, les glandes sébacées examinées loin du chancre et en dehors du tissu enflammé et induré sont normales. La glandç y montre, en effet, une bordure simple de cellules payimenteuses;'en même temps le canal excréteur et les culs-de-sac offrent à considérer un centre clair rempli par les cellules sébacées normales. Dans la glande g* qui se trouve sur, le bord du chancre, les cellules sébacées qe se reconnaissent plus à leur aspect clair que dans les culs-de-sac pro* fond§ etla lumière du conduit est remplie de cellules pavimenteuses. ûans les glandes sébacées ky A, et i,'qui sont en plein dans le tissu enflammé, il n'y a plus de cellules claires, graisseuses, sébacées ; les glan^les sont remplies dQ cellules épithéliales pavimenteuseé de nouvelle formation. Lorsqu'on examine comparativement le contenu des glandes norpiales et enflammées avec un fort grossissement, op reconnaît que, daqs ces dernières, les cellules sébacées sont peu à peu refoulées au centre des conduits et dos acini par une végétation de petites cellules pavimenteuses; dans les points qui saut le plus altérés, p-est-à-dire au centre du chancre, il n'y a plus de cellules sébacées : les cellules pavimenteuses des conduits et des culs-dQ-sac montrent souvent une cavité entre le noyau et le protoplasma de la cellule et il y a cuvent aussi dçs cellules rondes, globules de pus ou cellules lymphatiques dans rintérieur des glandes à côté des cellules épithé-
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liâtes OU dans la cavité dont elles sont creusées. C'est sortout dans la partie du conduit glandulaire la plus rapprochée de la sarface en pleine suppuration, qu'on trouve ces cellules rondes. Les lésions des glandes sébacées sont en pareil cas, cela va sans dire, consécutives à rinflammation du tissu conjonctif.
OBSERVATION m.
Chancre tnduri de la petite lèvre droite, — Plaques muqueuses.
M... B..., femme de chambre, âgée de 81 ans, entre à Lourcine, salle Saint-Clément (lit n« 18), le 9 mai 1878.
Rien à noter comme antécédents personnels ou héréditaires.
Elle prétend ne s'être aperçue de son mal que quatre jours seulement avant son entrée à Thôpital.
Etat octueL^Là grande lèvre droite est considérablement œdématiée. Il en est de même de la petite lèvre du même côté à la face interne de laquelle on constate une ulcération festonnée, grisfttre, bombée à son centre ; à la périphérie, la dépression résultant de la discontinuité du revêtement épithélial est trèslégère.
À la partie inférieure de la petite lèvre droite, pour ainsi dire à cheval sur son bord libre, se trouve une ulcération festonnée, irrégulière, s'étendant surtout sur la face interne de cette petite lèvre. Le bord de l'ulcération constituée par un revêtement blanchâtre des cellules épîthéliales va en s'amincissant sur la surface érodée. Cette surface est gris-jaunfttre et, essuyée, elle se recouvre bientôt d'un liquide séreux et clair. La base de l'ulcération est indurée, de consistance presque fibreuse.
Sur la surface externe de la grande lèvre, de chaque côté de la fourchette, se trouvent des plaques muqueuses exulcérées.
Les plis radiés de l'anus sont hypertrophiés et Ton y peut constater la présence de quelques plaques muqueuses.
Ganglion unique mais très-dur et très-volumineux dans l'aine à droite ; à gauche deux petits ganglions indurés. — La peau, la muqueuse buccale sont saines.
Pas de ganglions cervicaux. — On prescrit la liqueur de Yan Swieien.
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