DIAGNOSTIC DES PUQUES MUQUEUSES U
Uœdème des |n^nd6$ et des petites lèyres s'o^erre rarement en dehors des cas que nous venons de passer en reyne : cependant, nous ayons tu cette année c]^^ une de nos malades, un oedèm^ des lèvres déterminé par un coït exag[éré avec qn individu pourvu d'upe yer^e trps-yolamineuse.
Chez rhonune^ les complications observées en mêrjie temps que les plaques muqueuses, sont Tœdèfq^ du prépuce, les végétations et parfois la blennprrhagie.
DuGNosTic DES PLAQUES MUQUEUSES. — Reyepous maintenant au diagnostic des plaques muqueuses. Jq vqus disais, Messieurs, qu'il est presque impossible de ne pas reconnaître une plaque muqueuse lorsqu'on ea a yu un certain nombre. Elles sont en effet constituées par une papule, c'est-à-dire par une tuméfaction inflammatoire du cborion et des papilles : le tissu conjonctif est par conséquent épaissi à leur niveau et sur toute la plaque : leur surface est suintante, et l'épidenne ou l'épithélium superficiel qui les revêt est imbibé ou desquammé. Ainsi, aux grandes et auz petites lèvres, on observe, si Tépithélium est simplement imbibé, des plaques ou petits points blanchâtres comme des parcelles de papier brouillard humide, qui sont formés par des cellules d'épiderme ou d'épithélium superficiel altérées, cavitaires ; sur une i|)q(juei:|se comme les lèvres ou le voile du palais, cet épilhélium est blanchâtre, opaUn, semblable à une surface touchée par )e nitrate d'argent*
La plaque muqueuse de la grande lèvre est-elle érosive, sa surface est rouge, lisse, Tépithélium superficiel est tombé : la forme de la plaque est toujours circulaire ou ovalaire, réjfulière, et le dern^e est épaissi à son niveau.
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i4S DIAGNOSTIC DES PLAQUES MUQUEUSES
Les plaqaes muqueuses du col de Tutérus sont faciles à reconnaître à leur surface opaline et à leur groupement. Lorsqu'elles sont ulcérées, il est rare qu'on ne voie pas ce même aspect opalin à leur bord situé sur le museau de tanche. Si toute retendue de la plaque est ulcérée, on hésitera à savoir s'il s'agit d*une ulcération simple du col ou d'une ulcération syphilitique. Les papules hypertrophiques sont aussi caractérisées que possible : les papules en voie de guérison de la vulve et des grandes lèvres ne sont pas moins nettes, car le derme reste un peu papuleux, et leur surface est rouge, rouge sombre, alors même que l'épiderme s'est reformé à leur niveau.
Les maladies avec lesquelles on pourrait les confondre à la vulve, sont en premier lieu l'herpès. Nous avons déjà dit, à propos du diagnostic du chancre, que l'herpès vulvaire était quelquefois caractérisé par une éruption extrêmement confluente de vésicules qui se crèvent et deviennent autant de petites érosions. Il peut même y avoir des éruptions herpétiques successives, en sorte que la tuméfaction des grandes et des petites lèvres, de toute la vulve couvertes de petites ulcérations^ peut durer huit, dix^ quinze jours, et en imposer pendant ce temps-là, pour des plaques muqueuses. Lorsqu'une vésicule d'herpès s'est ouverte, et que la couche épidermique soulevée a été éliminée, on a une petite érosion ou une ulcération superficielle qui est du diamètre de la vésicule, c'est-à-dire de 2 à 3 millimètres. Lorsque plusieurs vésicules étaient voisines les unes des autres, il en résulte une ulcération unique à bords festonnés. Mais ces érosions ne reposant point sur une base papuleuse, sur une tuméfaction du derme, ce caractère pourrait suffire à lui seul pour éUminer la plaque muqueuse. De plus, en exammant bien la malade, si on a affau^e à des
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DIAGNOSTIC DE L*HERPÈS VULVAIRE !4f
éraplions successives comme dans Tobservation VI, on Toit des vésicules récentes et intactes à côté des érosions anciennes. Bien que la vulve soit très-enflammée, bien qu'elle suinte et soit couverte d'une sérosité puriforme, bien que les grandes et petites lèvres soient œdématiées, les glandes inguinales ne sont ni tuméfiées ni dures. Il n'y a pas de pléiade caractéristique. L'herpès guérit de luimême: les érosions qui ont succédé aux vésicules deviennent alors de petites taches cicatricielles blanches ou pigmentées. Les cicatrices s'effacent bientôt, et la peau reste pigmentée un certain temps au niveau de l'éruption.
On le voit, les plaques muqueuses sont des papules beaucoup plus larges, plus saillantes ; même lorsqu'elles sont exulcérées, elles ont une base qui est formée par le derme infiltré de cellules et tuméfié, ce qui n'a pas lieu dans l'herpès. De plus, les ganglions sont toujours indurés quand il s'agit de plaques muqueuses.
Le chancre induré sera bien difficile à confondre avec une plaque muqueuse, même à base dure (voyez page 128), parce que les plaques sont toujours multiples à la vulve.
Le chancre mou est aussi bien différent en ce sens qu'il détruit assez profondément le derme, et qu'il constitue un ulcère profond. Il est vrai qu'au moment où il se répare, il bourgeonne et se met de niveau avec la peau avoisinante ; s'il y avait quelque doute, l'inoculation les lèverait.
L'éléphantiasis de la vulve peut-il être confondu avec des plaques muqueuses ? Nous ne le pensons pas, car l'éléphantiasis est une lésion profonde, de longue durée, une tumeur, un véritable myxôme ou un fibrome, et si on hésitait, la persistance de la tuméfaction dans Télcphantiasis, comparée à la facilité de la guérison des plaques muqueuses, dissiperait bientôt tous les doutes.
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